L'Entretien

"La Turquie était prête" pour un film sur le génocide arménien

Il a fallu sept ans au réalisateur allemand d'origine turque, Fatih Akin, pour réaliser "La Blessure", un film sur le génocide arménien de 1915. Il revient sur la genèse de son projet, dont l’idée a germé après l'assassinat du journaliste arménien Hrant Dink, en 2007 à Istanbul.

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"Après l'assassinat de Hrant, il y a eu une discussion ouverte concernant le génocide arménien en Turquie, le film a donc trouvé une place", explique-t-il sur France 24.

La Turquie ne reconnaît pas le génocide arménien et évoque seulement un "massacre". Cependant, la position du gouvernement vis-à-vis de ceux qui abordent cette question s'est assouplie, assure Fatih Akin.

S’il explique avoir été insulté et avoir reçu des menaces de mort, "il n'a pas eu de problème avec le gouvernement". "Je n'ai pas été poursuivi par l'État, je n'ai pas été persécuté par l'État", dit-il, en évoquant l'attitude de "laisser-faire" des autorités. "Le film a été reçu tout à fait normalement", ajoute-t-il, "la Turquie était prête pour un tel film".

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