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Infographie : Keystone XL, l'oléoduc de la discorde aux États-Unis

La société canadienne TransCanada attend depuis 2008 l'éventuel feu vert de Barack Obama pour lancer le chantier d'oléoduc Keystone XL.
La société canadienne TransCanada attend depuis 2008 l'éventuel feu vert de Barack Obama pour lancer le chantier d'oléoduc Keystone XL. Tom Pennington, AFP

Le congrès américain, à majorité républicaine, a décidé de faire du projet d'oléoduc Keystone XL son premier cheval de bataille. Le Sénat doit voter, vendredi, une loi pour faciliter les débuts des travaux, que Barack Obama retarde depuis 2008.

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Il est devenu la priorité numéro un du Congrès américain, désormais républicain, et le cauchemar du président Barack Obama. Le Sénat doit se prononcer, vendredi 16 janvier, sur une loi qui donnerait le feu vert à la compagnie TransCanada pour entamer les travaux du chantier de l'oléoduc géant Keystone XL. Il doit permettre de transporter 830 000 barils de pétrole brut par jour des riches sols bitumineux du Canada au Golfe du Mexique. La Chambre des Représentants a déjà voté en faveur du texte le 9 janvier.

Normalement, seul le président des États-Unis peut autoriser ce chantier car le tracé de l'oléoduc traverse la frontière avec un autre pays, le Canada. Mais Barack Obama n'est pas décidé... à se décider. Le projet attend l’aval présidentiel depuis 2008. L’administration américaine a demandé, en 2012, à TransCanada de retravailler le tracé, elle a consulté, re-consulté et publié rapport sur rapport, sans jamais prendre de décision définitive.

Les députés républicains ont donc décidé d’accroître la pression sur le locataire de la Maison Blanche. Le président a annoncé qu’il opposerait son veto à toute loi qui viserait à accélérer le processus de décision. Mais il sait aussi qu’il lui faudra un jour trancher.

Grenade politique, bombe climatique ?

L'oléoduc Keystone XL ne laisse personne indifférent aux États-Unis. Ses partisans, essentiellement les pétroliers et les républicains, assurent que l’ouvrage est une aubaine économique qui, en outre, participe à rendre les États-Unis énergétiquement indépendants. Des considérations qui rejoignent les priorités affichées par le président Barack Obama.

Mais les écologistes pointent du doigt les risques environnementaux et minimisent l'utilité économique de cet oléoduc. Les détracteurs du projet sont prompts à rappeler qu’à l’approche de la grande conférence sur le climat à Paris, céder aux pressions de l’industrie pétrolière serait du plus mauvais effet politique.

Toutefois, le refus présidentiel de dégoupiller cette grenade politique n’est pas qu’un calcul politicien. Les questions économiques et environnementales soulevées par ce projet sont réelles et n’ont pas encore reçu de réponses définitives.

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