FRANCE

Peines de 4 à 10 ans de prison pour trois Français candidats au jihad

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné trois jeunes Français à des peines de quatre à dix ans prison pour avoir voulu se rendre au Yémen ou en Somalie en 2012.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné trois jeunes Français à des peines de quatre à dix ans prison pour avoir voulu se rendre au Yémen ou en Somalie en 2012. Miguel Medina, AFP

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné trois jeunes Français à des peines de quatre à dix ans prison pour avoir voulu se rendre au Yémen ou en Somalie en 2012. L’un des trois prévenus, toujours recherché, a été jugé par défaut.

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Trois jeunes Français accusés d'avoir voulu se rendre au Yémen ou en Somalie en 2012 pour y faire le jihad ont été condamnés, vendredi 16 janvier, à des peines de quatre à dix ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris.

Ce procès, qui s'est tenu lundi et mardi, était le premier en matière de terrorisme depuis les attentats de la semaine dernière à Paris et à Montrouge.

Dans son réquisitoire mardi, le procureur Nicolas Le Bris a souligné que "l'actualité récente démontre à quel point" la peur du terrorisme "est justifiée".

Les trois prévenus, originaires du Havre, dans le nord-ouest de la France, faisaient partie d'un groupe de six personnes, dont cinq ressortissants français, arrêtés à Djibouti le 4 avril 2012. Expulsés de Djibouti, à destination de la France, ils avaient profité d'une escale au Caire pour se rendre au Sénégal.

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Deux des prévenus avaient été placés en garde à vue à leur retour en France, un troisième est toujours recherché et a été jugé en son absence.

Pour le procureur, Djibouti devait servir de "tremplin" pour rejoindre le Yémen et Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) ou les militants islamistes shebab en Somalie. Aqpa a revendiqué, mercredi, dans une vidéo l'attentat contre l'hebdomadaire français "Charlie Hebdo". Les Shebab somaliens ont pour leur part rendu hommage à ses auteurs, Chérif et Saïd Kouachi, saluant en eux des "héros".

Cellule niçoise

Jugé par défaut, Abdoul M'Bodji, 32 ans, a été condamné à 10 ans de prison, avec une période de sûreté des deux tiers. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt mais on ignore s'il est toujours en vie ou non. Il était connu de la Direction générale du renseignement intérieur (DCRI, devenue depuis DGSI) pour son radicalisme religieux. Il avait également été en contact avec la cellule niçoise du groupe jihadiste Forsane Alizza. Il aurait été vu au sein de la "police islamique" de Tombouctou, au Mali.

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Son frère Sileymanie, 27 ans, décrit comme "plus suiveur dans le processus de radicalisation" par le procureur, a été condamné à six ans de prison. Il avait été interpellé à l'aéroport d'Orly en provenance du Sénégal.

Le troisième prévenu, âgé de 30 ans, a été condamné à quatre ans de prison dont un avec sursis. Il n'a pas fait l'objet d'un mandat de dépôt à l'audience et a donc pu repartir libre. Le parquet avait requis quatre ans de prison et demandé son incarcération immédiate.

Avec AFP
 

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