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Premier accord à Genève pour sortir la Libye de la crise

Des combattants de Fajr Libya, le 5 janvier 2015, près de la base militaire de Wetia, située à 170 km environ à l'ouest de Tripoli.
Des combattants de Fajr Libya, le 5 janvier 2015, près de la base militaire de Wetia, située à 170 km environ à l'ouest de Tripoli. Mahmud Turkia, AFP

L'Union européenne a salué, samedi, l'avancée des négociations à Genève sur la Libye, mais cette note d'optimisme a été assombrie par l'explosion d'une nouvelle bombe à proximité de l'ambassade algérienne à Tripoli.

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"Des pas dans la bonne direction ont été faits pendant les négociations cette semaine à Genève", s'est félicité, samedi 17 janvier, la chef de la diplomatie de l'Union européenne, saluant ainsi l'accord trouvé pour tenter de négocier la formation d'un gouvernement d'unité nationale en Libye. Dans un communiqué, Federica Mogherini a en outre appelé ceux qui ont jusqu'ici boycotté les discussions à se joindre aux négociations.

"Les participants ont fait preuve d'une attitude constructive et montré leur engagement à trouver, par le biais du dialogue, une solution pacifique à la crise en Libye. [...] Le chemin à parcourir est encore long", a-t-elle toutefois averti.

Les négociateurs ont annoncé, vendredi matin, qu'ils étaient tombés d'accord sur un agenda avec l'ambition de "parvenir à un accord pour former un gouvernement d'unité consensuel" et appelé "toutes les parties à cesser les hostilités pour créer un environnement positif pour le dialogue". Une nouvelle réunion est prévue la semaine prochaine à Genève, probablement mardi.

Des négociations ont eu lieu mercredi et jeudi à Genève sous l'égide de la force des Nations unies pour la Libye (Misnul), afin de sortir ce pays du chaos dans lequel il s'enfonce depuis la chute de Mouammar Kadhafi en octobre 2011.

Explosion près de l’ambassade algérienne

En réaction, une importante coalition de milices libyennes, Fajr Libya, qui contrôle notamment Tripoli, a réagi dans la soirée en décrétant un "cessez-le-feu" sur tous les fronts, mais à condition que "les autres parties respectent la trêve", selon un communiqué reçu par l'AFP. Pourtant, le Parlement sortant, qui a approuvé le gouvernement parallèle au gouvernement reconnu par la communauté internationale, n'a toutefois pas participé aux négociations à Genève.

La Libye est en effet dirigée par deux Parlements et deux gouvernements - l'un proche des milices islamistes et l'autre reconnu par la communauté internationale - qui se disputent le pouvoir.

>> À lire sur France 24 : "Cinq pays du Sahel demandent à l'ONU d'intervenir en Libye"

"J'encourage tous ceux qui ont été invités, y compris ceux qui n'ont pas assisté au premier cycle, à participer au deuxième tour de discussions la semaine prochaine, dans le même esprit de respect et de consensus", a enjoint Federica Mogherini.

L’espoir d’une avancée politique n’a toutefois pas empêché une nouvelle explosion de retentir samedi devant l’ambassade algérienne à Tripoli. Celle-ci a fait trois blessés, selon des responsables libyens cités par Associated Press.

Avec AFP et Reuters

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