PHILIPPINES

Six millions de fidèles à Manille pour la messe finale du pape François

Le pape François, dimanche 18 janvier 2014, à Manille, aux Philippines.
Le pape François, dimanche 18 janvier 2014, à Manille, aux Philippines. Ted Aljibe, AFP

Malgré la pluie, six millions de Philippins se sont déplacés, dimanche, pour écouter la messe finale du pape François. Ce dernier a critiqué la société contemporaine et a exhorté les Philippins à devenir des missionnaires de l'Église catholique.

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Devant une affluence record de six millions de catholiques philippins rassemblés sous une pluie battante, le pape François, leur a demandé, dimanche 18 janvier, d'être "missionnaires" en Asie, où l'Église ne représente que 3,2 % de la population. 

"Les Philippins sont appelés à être des missionnaires de la foi en Asie", a-t-il exhorté dans sa messe finale au Rizal Park de Manille. Les Philippines, avec un pourcentage de 80 % de catholiques, représentent l'un des principaux pays chrétiens au monde.

Selon le cardinal de Manille Luis Antonio Tagle, le pape François lui a confié pendant le voyage qu'il voyait "l'Asie comme l'avenir de l'Église". Il voudrait notamment que le christianisme se développe en Chine.

Critique de la société contemporaine

Le pape a en outre exalté dans son homélie la figure très vénérée aux Philippines du Santo Nino, l'enfant Jésus : "Puisse le Santo Nino continuer à bénir les Philippines et à soutenir les chrétiens de cette grande nation dans leur vocation à être témoins et missionnaires de la joie de l'Évangile, en Asie et partout dans le monde".

Dans cette dernière homélie de son voyage triomphal, le pape a fustigé la corruption, le conformisme, le gaspillage, les menaces contre l'environnement, et, une nouvelle fois pendant ce voyage, "les attaques insidieuses" contre la famille.

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Il a rappelé "l'importance de protéger nos familles". "Malheureusement, la famille a grand besoin d'être protégée contre les attaques insidieuses et les programmes contraires à tout ce que nous tenons pour vrai et sacré, tout ce qu'il y a de plus beau et de plus noble dans notre culture", dans une allusion aux législations sur l'avortement, l'euthanasie, la bioéthique et le mariage gay.

"Nous devons regarder chaque enfant comme un don devant être accueilli, chéri et protégé. Et nous devons prendre soin de notre jeunesse, en ne permettant pas que lui soit volée l'espérance, et qu'elle soit condamnée à vivre dans la rue", a-t-il martelé, revenant sur le drame des enfants des rues qu'il avait dénoncé le matin même.

Avec AFP

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