JUSTICE

Terrorisme : Bruxelles demande l’extradition d’un suspect arrêté en Grèce

Des soldats en faction à Anvers, en Belgique, le 17 janvier 2015.
Des soldats en faction à Anvers, en Belgique, le 17 janvier 2015. Nicolas Maeterlinck, BELGA / AFP

Le parquet fédéral belge a demandé, dimanche, l'extradition d'un suspect arrêté la veille en Grèce, en raison d'un lien possible avec la cellule jihadiste démantelée récemment en Belgique. Le cerveau présumé est toujours en fuite.

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La piste grecque semble désormais se confirmer après le démantèlement d'une cellule jihadiste en Belgique. Le parquet fédéral belge a annoncé, dimanche 18 janvier, qu’il formulerait une demande d’extradition pour l’une des deux personnes arrrêtées la veille à Athènes. Les magistrats soupçonnent cet individu d’avoir été en contact avec le réseau terroriste qui s’apprêtait à commettre des attentats en Belgique. Le téléphone du chef présumé de la cellule démantelée jeudi dernier aurait également été géolocalisé en Grèce, selon des médias belges.

"Sur les deux suspects arrêtés, il y en a un qui pourrait avoir un lien" avec l'affaire, a indiqué Thierry Werts, porte-parole du parquet fédéral, sur la chaîne de télévision RTL. "Il y a des éléments suffisants pour demander son extradition". Le parquet avait dans un premier temps démenti tout lien entre les arrestations en Grèce et la cellule démantelée, mais "l'enquête a continué" et fourni " de nouveaux développements", a expliqué M. Werts.

Interrogé sur l'identité ou le rôle du suspect dans le réseau jihadiste, il s'est refusé à tout commentaire "pour la sécurité de l'enquête". Selon une source policière grecque, il s'agit d'un Algérien de 31 ans qui a purgé une peine de prison en Grèce jusqu'au printemps 2014 pour des vols. Des téléphones portables avaient été saisis lors de l'arrestation des deux suspects, dans un quartier central d'Athènes.

Le chef de la cellule terroriste toujours en fuite

Selon les médias belges, le chef et pourvoyeur de fonds de la cellule démantelée, qui projetait des attentats contre des policiers et des commissariats, est Abdelhamid Abaaoud, un Belge d'origine marocaine de 27 ans qui a combattu dans les rangs du groupe État islamique en Syrie.

Son téléphone aurait été localisé en Grèce, d'où il communiquait, par le biais d'un intermédiaire, avec les deux jihadistes tués jeudi soir lors de l'assaut de la police contre leur planque à Verviers, a notamment affirmé la chaîne de télévision flamande VTM. Mais selon le journal "La Dernière Heure", il pourrait également se trouver en Turquie.

Le ministre belge de la Justice, Koen Geens, a déclaré que les arrestations à Athènes n'avaient pas permis de "mettre la main" sur le cerveau présumé de l'organisation, sans confirmer qu'il s'agissait d'Adbelhamid Abaaoud. "On continue de le rechercher activement et je suppose que cela va réussir", avait-il précisé.

L'autre homme arrêté samedi à Athènes dans le cadre de l'enquête a été libéré dimanche dans l'après-midi sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui.

Treize personnes avaient été arrêtées jeudi en Belgique dans ce coup de filet anti-jihadiste, dont cinq ont été inculpées pour "appartenance à un groupe terroriste", et trois d'entre elles ont été incarcérées. Deux anciens fugitifs, dont l'extradition est demandée, ont également été arrêtés en France.

Avec AFP

 

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