RUSSIE

Plus de 150 milliards de dollars ont quitté la Russie en 2014

La crise ukrainienne et la chute du rouble expliquent l'importance de la fuite des capitaux en 2014.
La crise ukrainienne et la chute du rouble expliquent l'importance de la fuite des capitaux en 2014. Dmitry Serebryakov, AFP

Accentuée par la crise ukrainienne et la chute du rouble, la fuite de capitaux de Russie a été 2,5 fois plus importante en 2014 qu'en 2013, un phénomène particulièrement marqué lors du dernier trimestre de l'année dernière.

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Au total, 151 milliards de dollars ont quitté la Russie en 2014, a annoncé la Banque centrale russe lundi 19 janvier. Cette fuite de capitaux a été 2,5 fois plus importante qu'en 2013. Seuls 61 milliards de dollars étaient, alors, partis vers des cieux plus cléments.

Cette débandade financière a été particulièrement marquée en fin d'année dernière. Sur le seul quatrième trimestre, 71 milliards de dollars - soit davantage que sur l'intégralité de 2013 - ont "fui" le territoire.

La chute libre du rouble, qui a été très forte à cette période, est donc le suspect numéro 1 dans ce phénomène qui prive la Russie de fonds susceptibles d'être investis pour relancer une économie atone. 

Forte récession attendue

D'après les analystes cités par l'agence AFP, la spéctaculaire dévaluation de la devise russe a surtout accentué un mouvement qui a débuté à l'occasion de la crise ukrainienne. 

Les sanctions occidentales à l'encontre de Moscou  ont, en outre, accéléré le remboursement des dettes contractées à l'étranger par les entreprises russes. Ces dernières ont eu, à cause du contexte, davantage de mal à négocier un report d'échéance.

Cette fuite des capitaux illustre l'aggravation de la situation économique russe. La Bred (Banque régionale européenne de développement) a d'ailleurs émis un avis très négatif sur les perspectives de croissance de la Russie. Elle estime que le pays devrait connaître une contraction de 4,8 % de son PIB en 2015. C'est de loin la plus pessimiste de toutes les grandes organisations internationales, puisque la Banque mondiale table par exemple sur une contraction de 2,9 %.

Avec AFP

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