FRANCE

Attentats de Paris : quatre complices présumés de Coulibaly déférés

Des policiers en faction à Paris, le19 janvier 2015.
Des policiers en faction à Paris, le19 janvier 2015. Stéphane de Sakutin, AFP

Quatre personnes soupçonnées d’avoir apporté un soutien logistique au tueur de l’HyperCacher et de Montrouge, Amedy Coulibaly, ont été déférées mardi au tribunal en vue de possibles mises en examen, selon le procureur de la République.

Publicité

L’étau des enquêteurs sur les attentats de Paris, qui ont fait 17 morts, se resserre autour de quatre hommes âgés de 22 à 28 ans, déférés mardi 20 janvier en vue de possibles mises en examen, selon un communiqué du procureur de la République.

Ces hommes interpellés lors d’un coup de filet en fin de semaine dernière sont soupçonnés d’avoir fourni un soutien logistique, notamment en armes et en véhicules, à Amedy Coulibaly, l’homme qui a froidement assassiné, le 8 janvier, une policière municipale à Montrouge avant de tuer, le lendemain, quatre juifs dans la prise d’otages d’une épicerie casher à Porte de Vincennes.

>> À voir sur France 24 : "La nébuleuse Coulibaly-Kouachi"

"Ils seront, dans le courant de la journée, présentés devant les magistrats instructeurs antiterroristes qui seront désignés, en vue de leur mise en examen" dans le cadre d'une information judiciaire, a précisé le parquet de Paris.

Suspects déjà connus pour des "faits de droit commun"

L'enquête va porter sur les complicités, directes ou indirectes, dont ont pu bénéficier Coulibaly et les frères Chérif et Saïd Kouachi, qui avaient tué douze personnes lors de l'attaque de la rédaction de "Charlie Hebdo" le 7 janvier, avant d'être abattus deux jours plus tard par les forces de l'ordre.

>> À lire sur France 24 : "Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly, des liens scellés en prison"

Au total, huit hommes et quatre femmes, âgés de 19 à 47 ans, avaient été interpellés dans la nuit de jeudi à vendredi dernier en région parisienne.

Les gardes à vue de trois femmes avaient été levées samedi. Cinq autres personnes "ont quant à elles été laissées libres dans la nuit" de lundi à mardi, a indiqué le parquet.

Vendredi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait évoqué des personnes "connues des services de police pour des faits de droit commun".

>> À lire sur France 24 : "Attentat contre 'Charlie Hebdo' - retour sur une journée noire'"

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine