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Rapt d'une employée de l’ONU à Bangui, troisième enlèvement en 24 heures

Des forces de sécurité centrafricaines dans les rues de Bangui, en octobre 2014.
Des forces de sécurité centrafricaines dans les rues de Bangui, en octobre 2014. Pacôme Pabandji, AFP

Une employée des Nations unies a été enlevée, mardi, sur la route de l’aéroport de Bangui, dans une zone tenue par les miliciens anti-balaka. La veille, deux humanitaires, dont une Française, ont subi un sort identique dans le même secteur.

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Une employée de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique) a été enlevée à Bangui, mardi 20 janvier. Selon une source gouvernementale, le véhicule de cette expatriée a été intercepté par des hommes armés dans le 8e arrondissement de la capitale, à environ 400 mètres de l’aéroport.

"Des individus armés, qui se trouvaient sur des motocyclettes, se sont emparés de la voiture dans lequelle se trouvait notre collègue", a confirmé Hamadoun Touré, porte-parole de la Minusca, sur l'antenne de France 24. La nationalité de l'employée n'a pas été communiquée dans l'immédiat.

Le quartier Boy-Rabe, dans lequel s'est produit cet enlèvement, est réputé pour être tenu par les miliciens anti-balaka. Et des soldats de la Minusca se sont déployés mardi dans ce secteur situé dans le nord-est de Bangui, multipliant les patrouilles à pied.

L'arrestation d'un puissant chef anti-Balaka

Il s’agit du troisième enlèvement en moins de 24 heures. Lundi, une Française de 67 ans, en mission humanitaire à Bangui, avait également été enlevée dans une zone contrôlée par les miliciens anti-balaka, ainsi qu'un employé de l'ONG Codis (Coordination diocésaine de la santé).

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Selon une source proche du dossier, l'enlèvement de ces deux humanitaires a été mené par des miliciens anti-balaka, mécontents de l'arrestation de Rodrigue Ngaïbona "général Andjilo", puissant chef anti-balaka arrêté le 17 janvier à Bouca (nord-ouest).

Les miliciens avaient manifesté leur mécontentement dans le quartier de Boy-Rabe dimanche et lundi et d'autres tentatives d'enlèvement avaient eu lieu dimanche et lundi, selon des témoignages concordants.

Le "général Andjilo", qui a été un des principaux chefs anti-balaka à Bangui, avait fui la capitale. Il est notamment soupçonné d'avoir été un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans le 5 décembre 2013 à Bangui.

Avec Reuters et AFP

 

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