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Valls dénonce un "apartheid territorial, social, ethnique" en France

Le Premier ministre Manuel Valls lors de ses vœux à la presse, le 20 janvier 2015.
Le Premier ministre Manuel Valls lors de ses vœux à la presse, le 20 janvier 2015. Patrick Kovarik, AFP

Il existe en France un apartheid territorial, social et ethnique, a estimé mardi Manuel Valls, insistant sur l'urgence d'apporter des réponses aux problèmes de citoyenneté, après les attentats jihadistes qui ont endeuillé le pays.

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Lors de ses traditionnels vœux à la presse, le Premier ministre Manuel Valls a dressé le portrait d’une France divisée, mardi 20 janvier. Selon le chef de gouvernement, il existe en effet dans l’Hexagone "un apartheid territorial, social, ethnique".

"Ces derniers jours ont souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays ou des défis que nous avons à relever. À cela, il faut ajouter toutes les fractures, les tensions qui couvent depuis trop longtemps et dont on parle uniquement par intermittence", a-t-il déclaré.

"Les émeutes de 2005, qui aujourd'hui s'en rappelle et pourtant... Les stigmates sont toujours présents", a-t-il ajouté, invitant à regarder "la réalité de notre pays" en face. D'après le Premier ministre, "nous devons combattre chaque jour ce sentiment terrible qu'il y aurait des citoyens de seconde zone ou des voix qui compteraient plus que d'autres" ou "moins que d'autres".

Il a évoqué aussi "la misère sociale" à laquelle "s'additionnent les discriminations quotidiennes parce que l'on n'a pas le bon nom de famille, la bonne couleur de peau, ou bien parce que l'on est une femme".

Combat contre les inégalités

Après ce constat, le Premier ministre a affirmé vouloir défendre la "citoyenneté" plutôt que l’"intégration". "Cette citoyenneté - ne parlons pas d'intégration, oublions les mots qui ne veulent plus rien dire - nous le sentons bien, [...] a besoin d'être refondée, renforcée, relégitimée."

La lutte "avec acharnement" contre les inégalités, "est au cœur de cet enjeu fondamental qu'est la citoyenneté. C'est-à-dire ce sentiment d'appartenir à une même nation, d'avoir un destin commun, d'avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs", a déclaré le Premier ministre.

Ce genre de discours n’est pas nouveau chez Manuel Valls. Dans un livre d'entretiens avec Virgine Malabard, intitulé "La laïcité en face" et publié en 2005, le Premier ministre, alors député de l'Essonne, avait évoqué différents types de ségrégation, affirmant : "J'ai même parfois parlé d'apartheid, car c'est vraiment le sentiment que l'on peut avoir dans certains endroits."

Avec AFP et Reuters

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