ÉTATS-UNIS

Discours d’Obama sur l’état de l’Union : ce qu’il faut retenir

Le président Barack Obama lors de son annuel discours sur l'état de l'Union devant le Congrès américain.
Le président Barack Obama lors de son annuel discours sur l'état de l'Union devant le Congrès américain. Mandel Ngan/ AFP/Pool

Le président Barack Obama a prononcé mardi devant le Congrès américain, à majorité républicaine, le discours annuel sur l'état de l'Union. Une occasion de passer en revue les principaux enjeux pour l'année à venir.

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  • Économie : Obama promet de s’attaquer aux inégalités
Le président Barack Obama a vanté l'entrée des États-Unis dans une nouvelle ère économique : "Ce soir, nous tournons la page" d'une "violente récession". Puis il a demandé au Congrès d'augmenter la pression fiscale sur les foyers les plus aisés. "Accepterons-nous une économie où seuls quelques-uns s'en sortent de manière spectaculaire?"
 
Parmi les idées avancées, il a évoqué la simplification de l'accès à la propriété, la hausse du salaire minimum, le développement des congés maternité et des congés maladie, ou encore la gratuité sous conditions des "community colleges" qui offrent des formations universitaires courtes.
  • Cuba : lever l’embargo économique
Autre point fort du discours : les nouveaux liens tissés entre Cuba et les États-Unis, cinq semaines après l'annonce de leur rapprochement historique. Saluant la présence de l'Américain Alan Gross, libéré en décembre par Cuba après cinq ans de prison, Barack  Obama a appelé le Congrès à lever l'embargo économique contre La Havane.
 
"Quand ce que vous faites depuis 50 ans ne marche pas, il faut essayer autre chose", a-t-il martelé, à la veille d'une première série d'entretiens officiels à La Havane pour concrétiser le rétablissement de leurs relations diplomatiques, rompues depuis 1961.
 
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  • Terrorisme : Hommage à Charlie Hebdo et plan de lutte antiterroriste
Barack Obama a évoqué les attentats en France, se disant solidaire de toutes les victimes du terrorisme "d'une école du Pakistan aux rues de Paris". Dans l'hémicycle de la Chambre des représentants, une élue démocrate avait distribué des crayons jaunes qui ont été brièvement brandis pendant le discours pour rendre hommage aux victimes de l'attentat contre "Charlie Hebdo".
 
Le président a rappelé sa volonté de lutter contre le terrorisme, assurant que les États-Unis et leurs partenaires vaincront l'organisation État islamique (EI) en Syrie et en Irak. "Cet effort prendra du temps (...) mais nous réussirons", a-t-il dit.
 
"Nous allons continuer à chasser les terroristes et à détruire leurs réseaux, et nous nous réservons le droit d'agir unilatéralement, comme nous n'avons eu de cesse de le faire depuis que j'ai été élu pour éliminer des terroristes qui représentent une menace directe pour nous et nos alliés", a-t-il précisé.
  • Nucléaire iranien : contre de nouvelles sanctions
Revenant sur l’épineux dossier du nucléaire iranien, Barack Obama a prévenu le Congrès que de nouvelles sanctions contre l'Iran ruineraient les chances de sceller un accord diplomatique international. De nouvelles sanctions contre Téhéran "signifieraient l'échec de la diplomatie".
 
"Notre diplomatie est à l'œuvre avec du respect pour l'Iran, où, pour la première fois depuis une décennie, nous avons stoppé l'avancée du programme nucléaire et réduit le stock de matériel nucléaire", a estimé Barack Obama.  
 
Le président a de nouveau brandi la menace de son droit de veto si des élus du Sénat et de la Chambre des représentants lui soumettaient une loi sur un nouveau train de sanctions.
  • Fermer Guantanamo : le voeu pieux d'Obama
Barack Obama a promis de ne pas relâcher ses efforts pour fermer la prison située sur la base américaine de Guantanamo à Cuba, comme il s'y était engagé au tout début de son premier mandat.
 
"Il est temps de finir le travail. Et je ne relâcherai pas mes efforts pour fermer" la prison, a-t-il déclaré. "En tant qu'Américains, nous sommes profondément engagés envers la justice - donc ça ne fait pas sens de dépenser trois millions de dollars par prisonnier pour conserver une prison que le monde condamne et que les terroristes utilisent pour recruter", a-t-il poursuivi.             
  • Russie-Ukraine : "Les grandes puissances ne peuvent pas malmener les petites"
Saluant l'impact des sanctions imposées contre la Russie en réponse à son "agression" contre l'Ukraine, Barack Obama a jugé que cela démontrait la puissance de la diplomatie américaine. "Nous défendons le principe selon lequel les grandes puissances ne peuvent malmener les petites", a-t-il martelé sous des applaudissements nourris.
 
Avec AFP 

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