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Les rebelles houthis nient avoir mené un coup d'État, la crise s'étend au Sud

Des miliciens houthis à Sanaa, le 30 octobre 2014.
Des miliciens houthis à Sanaa, le 30 octobre 2014. AFP archive

Après deux jours de combats qui ont fait au moins 18 morts, les miliciens chiites houtis se sont emparés du palais du président dans la capitale Sanaa, tout en niant l'avoir renversé. Les autorités dénoncent un "coup de force" et ferment l'aéroport.

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Les Houthis gagnent du terrain à Sanaa. Les miliciens chiites se sont emparés mercredi du palais du président Abd-Rabbo Mansour Hadi, tout en niant l’avoir renversé.  Ils ont réussi à pénétrer dans le complexe après deux jours de combats avec la garde présidentielle qui ont fait au moins 18 morts depuis lundi, selon des sources médicales et sécuritaires.

Le Comité de sécurité de la province d'Aden, dans le sud du Yémen, a dénoncé "un coup de force" et fermé l'aéroport international ainsi que le port pour protester contre les "atteintes au symbole de la souveraineté nationale et de la légalité constitutionnelle qui est le président" Hadi.

La tension s’est exacerbée entre le président et les miliciens chiites depuis que ces derniers ont enlevé samedi son directeur de cabinet, Ahmed Awad ben Moubarak. Ils disposent ainsi d’un moyen de pression dans les discussions sur la nouvelle Constitution dont doit se doter le pays.

Les miliciens houtis, principale force armée du pays

Le jeune chef des miliciens, Abdel Malek al-Houthi, qui a donné son nom au groupe, reproche aux autorités de ne pas avoir associé suffisamment son mouvement Ansaruallah à la rédaction du projet de Constitution, qui prévoit un État fédéral composé de six régions.

Dans un discours télévisé mardi soir, il a fustigé les autorités et menacé le président  - qui se trouvait toujours dans sa résidence mercredi, l’accusant de couvrir "la corruption" au plus haut sommet de l'État. "Toutes les options sont ouvertes dans cette action", a déclaré le leader chiite. "Personne, qu'il soit président ou non, ne sera au dessus de nos mesures s'il fomente un complot contre le pays", a-t-il averti.

Considérés comme des alliés de l’Iran, les miliciens houthis semblent être devenus la principale force armée du pays. Ils ont pris ces dernières semaines le contrôle de territoires du centre et de l’ouest du pays jusqu’alors sous domination sunnite. Mercredi, ils se sont emparés d'importantes quantités d'armes et d'autres équipements militaires qui étaient entreposés dans l'immense complexe du palais présidentiel, ont rapporté des témoins.

La communauté internationale inquiète

La communauté internationale s'inquiète de plus en plus de l'aggravation de la situation au Yémen, pays allié des États-Unis dans la lutte contre Al-Qaïda.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné mardi les attaques des miliciens chiites contre le palais et la résidence du président Abd Rabbo Mansour Hadi, qu'il considère comme "l'autorité légitime" du Yémen.Particulièrement préoccupés, les États du Golfe, voisins du Yémen, devaient en discuter dans l'après-midi en Arabie saoudite.

Abdel-Malek al Houthi a par ailleurs assuré que son mouvement, Ansaruallah, était prêt à faire face à "toute mesure" du Conseil de sécurité de l'ONU. "Nous sommes prêts à faire face aux conséquences, quelles qu'elles soient".

Avec AFP et Reuters

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