ÉGYPTE

La justice égyptienne ordonne la libération des fils d'Hosni Moubarak

Le clan Moubarak sur le banc des accusés, en septembre 2013.
Le clan Moubarak sur le banc des accusés, en septembre 2013. Ahmed el-Malky / AFP

Un tribunal égyptien a ordonné, ce jeudi, la remise en liberté des deux fils d'Hosni Moubarak, en attendant la tenue d'un nouveau procès dans une affaire de corruption. L'ancien "raïs" n'est pas concerné par cette décision.

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L’étau se desserre autour de la famille Moubarak. Un tribunal égyptien a ordonné, jeudi 22 janvier, la remise en liberté des deux fils de l'ancien président Hosni Moubarak, en attendant leur nouveau procès dans une affaire de détournement de fonds et de corruption. La nouvelle a été annoncée par Farid el-Deeb, avocat d'Alaa et Gamal Moubarak.

Le 13 janvier, la Cour de cassation égyptienne avait ordonné la tenue d'un nouveau procès pour ce dossier, impliquant l'ancien "raïs", renversé en 2011 par une révolte populaire, et ses deux fils. Hosni Moubarak avait été condamné en mai dernier à trois ans de prison pour détournement de fonds publics, de l'argent affecté à la rénovation des palais présidentiels ayant, selon l'accusation, été employé à la rénovation de propriétés familiales. Ses deux fils avaient écopé de quatre ans de prison dans la même affaire.

L'ancien "raïs" reste écroué

N'étant poursuivis dans aucune autre affaire, et ayant atteint la période maximale légale de détention provisoire, Alaa et Gamal Moubarak peuvent être libérés, a précisé leur avocat.

Malade, âgé de 86 ans, l'ex-chef de l'État purge sa peine dans un hôpital militaire du quartier de Maadi, au Caire. Par conséquent, Hosni Moubarak, qui n'est plus poursuivi que pour cette affaire de détournement de fonds, pourrait donc, lui aussi, retrouver la liberté, dit-on de sources judiciaires. Toujours est-il qu’on ignore pour quel motif le tribunal n'a pas ordonné une telle libération.

En novembre dernier, la justice égyptienne a abandonné les charges de complicité de meurtre qui visaient l'ancien président, accusé d'avoir donné ordre de tirer sur les manifestants qui réclamaient son départ en 2011.

Avec Reuters

 

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