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Dans la presse

"De la charia en Arabie Saoudite"

Presse internationale, jeudi 22 janvier 2015. Au menu de cette revue de presse, la réunion de la coalition internationale contre l’organisation de l’Etat islamique à Londres, le risque d’éclatement du Yémen, la charia en Arabie saoudite, et le mouvement Pegida en Allemagne.

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On commence cette revue de presse internationale avec la réunion de la coalition internationale contre l’organisation de l’Etat islamique qui débute aujourd’hui à Londres.
 
Au programme de cette réunion, à laquelle assistent les ministres des Affaires étrangères d'une vingtaine de pays, y compris de pays arabes et de la Turquie, la menace des djihadistes étrangers, ravivée par les attentats en France. Elle a été précédée par une rencontre, mardi, entre le premier ministre britannique, David Cameron, et le premier ministre turc, dont une déclaration fait la Une du Independent: «L’afflux de djihadistes étrangers passant de la Turquie à la Syrie est «inarrêtable»». Ahmet Davutoglu, dont le gouvernement a été accusé de ne rien faire pour stopper l’entrée de djihadistes en Syrie, qui argue du fait que la Turquie ne peut pas poster un soldat sur chaque centimètre des quelque 820 kilomètres de frontière qu’il partage avec la Syrie, et qui déclare, dans l’entretien qu’il a accordé au journal, que l’organisation de l’Etat islamique est une création de la guerre menée des Etats-Unis en Irak, et de l’occupation de ce dernier à partir de 2003.
 
Au Yemen, le président Abd Rabbo Mansour Hadi et les miliciens chiites ont conclu hier un accord de crise après plusieurs jours de violence dans la capitale, Sanaa. Rappelant qu’il y a quelques mois encore, les officiels américains présentaient le nouveau pouvoir yéménite comme un modèle de transition réussie post-révolution arabe, avec un président élu démocratiquement succédant à un autocrate, Ali Abdallah Saleh, The New York Times explique que le risque de fragmentation qui menace le Yemen représente aussi un risque pour les Etats-Unis, dans la mesure où cet éclatement pourrait profiter à la fois à l’Iran et à AlQaida dans la péninsule arabique, Aqpa.
 
Une menace qu’évoque aussi The Wall Street Journal, qui parle même d’un «effondrement» du Yemen, en passe de devenir «un sanctuaire pour deux formes d’islam radical», chiite, et sunnite.
 
La presse américaine s’interroge aussi sur le rôle et la place de l’Arabie saoudite dans ce Moyen-Orient déchiré par le djihad et les divisions. Evoquant l’affaire Raif Badawi, ce blogueur saoudien condamné en mai 2014 à dix ans de prison et 1000 coups de fouet pour « atteinte à l’islam », The Washington Post s’interroge sur l’interprétation extrêmement sévère que le royaume fait de la charia, et sur la façon dont elle est perçue par certains comme n’étant pas si différente, finalement, de la façon dont l’organisation de l’Etat islamique entend faire régner l’ordre. «L’ascension, (du mouvement djihadiste serait) associée à un scepticisme grandissant de la part des Américains à l’égard d’un certain nombre de leurs alliés dans la région».
 
On termine cette revue de presse en Europe, en Allemagne, où le fondateur du mouvement anti-islam Pegida, a démissionné de ses fonctions, hier. D’après le Frankfurter Allgemeine Zeitung, la démission de Lutz Bachmann serait liée à la révélation, le matin même, par le quotidien Bild, qu’il avait posté sur Facebook une photo de lui grimé en Hitler et traitait les étrangers de «bétail» et de «bâtards».
 
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