FOOTBALL

CAN-2015 : la Côte d'Ivoire, privée de Gervinho, affronte le Mali

Hervé Renard, sélectionneur de la Côte d'Ivoire
Hervé Renard, sélectionneur de la Côte d'Ivoire Issouf Sanogo, AFP

Après une entame poussive dans la compétition et un match nul face à la Guinée, la Côte d'Ivoire affronte samedi le Mali à Malabo. Et elle devra jouer sans son attaquant vedette Gervinho, suspendu deux matches.

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Le nul concédé d'entrée contre la Guinée (1-1), mardi 20 janvier, n'a pas encore mis à mal la sérénité des stars ivoiriennes. Pour cette rencontre contre le Mali, joueurs et staff se refusent à parler de match couperet, mais il s'agit tout de même d'un rendez-vous à ne pas manquer pour cette nation référence du continent.

Reste à savoir quel impact aura l'absence de Gervinho. Jusqu'ici, les Ivoiriens étaient souvent interrogés sur leur capacité à bien négocier la retraite internationale de la légende Didier Drogba. Depuis mardi, c'est le vide laissé par l'attaquant de l'AS Rome qui concentre l'attention.

Suspendu deux matches par la Confédération africaine de football (CAF) pour avoir giflé le Guinéen Naby Keita, Gervinho devra regarder la suite du premier tour de cette CAN-2015 depuis les tribunes et ne pourra retrouver ses coéquipiers qu'en quart de finale. Un énorme coup dur pour la Côte d'Ivoire, le joueur ayant été le seul à surnager face à la Guinée.

Le sélectionneur Hervé Renard en est conscient. On ne remplace pas aussi facilement l'ancien Lillois et c'est donc toute son animation en attaque qui se voit chamboulée.

"Un joueur comme Gervinho il n'y en a qu'un, mais on fera avec et je suis sûr que celui qui sera amené à le remplacer réussira à remplir la tâche parfaitement. On a des arguments offensifs pour le remplacer", veut croire le technicien français, qui devrait vraisemblablement passer à un système à deux pointes avec la paire Seydou Doumbia-Wilfried Bony.

Yaya Touré appelé à la rescousse

Champion d'Afrique en 2012 à la surprise générale avec la Zambie, Renard est désormais soumis à une tout autre pression. D'où peut-être également ce petit appel lancé au nouveau guide des Eléphants, Yaya Touré, trop discret contre les Guinéens.

"Maintenant, c'est à lui de porter l'équipe à bout de bras parce qu'il a un brassard de capitaine, une charge sur les épaules", a-t-il déclaré vendredi. "Il doit emmener ses coéquipiers avec lui, montrer l'exemple et faire beaucoup mieux que ce qu'il a fait lors du premier match (...) S'il n'est pas capable d'élever son niveau, ce sera très difficile pour nous".

D'autant que se dressera devant les Ivoiriens, une équipe malienne ayant fait une assez belle impression face au Cameroun (1-1). Les Aigles, demi-finalistes des deux dernières éditions, se sont certes faits rejoindre sur le fil, mais le collectif est toujours aussi solide, encadré par un Seydou Keita qui ne fait pas ses 35 ans.

Avec AFP

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