GRÈCE

Le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras se met au travail

Le gouvernement d'Alexis Tsipras a tenu mercredi son premier conseil des ministres.
Le gouvernement d'Alexis Tsipras a tenu mercredi son premier conseil des ministres. Louisa Gouliamaki, AFP

Le gouvernement du nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est réuni pour la première fois mercredi. Parmi sa quarantaine de membres, certains auront la lourde charge de renégocier la dette du pays.

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Le nouveau gouvernement grec d’Alexis Tsipras, a tenu, mercredi 28 janvier, son premier conseil des ministres. L’équipe compte une quarantaine de membres, dont seulement sept femmes.

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À 53 ans, Yanis Varoufakis a pris les rênes du ministère des Finances. Farouche partisan de la réduction de la dette publique et de la "fin des mesures d'austérité", il s’est déjà entretenu lundi soir avec le patron de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem. "Les renégociations ont presque commencé, on n'a qu'à se retrousser les manches et commencer à travailler", a-t-il ensuite lancé aux journalistes.

Selon des sources proches du ministre, l'équipe chargée de la renégociation de la dette sera supervisée par le vice-Premier ministre, Yannis Dragasakis, un économiste modéré et cadre de Syriza.

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Autre poids lourd du nouveau gouvernement, l'économiste Georges Stathakis, 61 ans, enseignant à l'Université de Crète, sera chargé du super-ministère de l'Économie, des Infrastructures, de la Marine marchande et du Tourisme.

"Le peuple a parlé"

Au ministère des Affaires étrangères, Alexis Tsipras a nommé Nikos Kotzias, professeur de théorie politique et ex-conseiller diplomatique. Il sera secondé par le ministre adjoint aux Relations économiques, Euclides Tsakalotos, professeur de Finances à l'université d'Athènes, qui fera probablement aussi partie de l'équipe de négociation de la dette.

Le ministère de la Défense a été attribué à Panos Kammenos, leader de la droite populiste des Grecs indépendants, en échange de son ralliement à Syriza. Décrit comme "populiste et démagogue" par "Le Monde", l’homme politique aurait multiplié les propos polémiques. En décembre, il expliquait par exemple dans un entretien télévisé que, selon lui, "les bouddhistes, les juifs et les musulmans ne payaient pas d’impôts", contrairement à l’Église orthodoxe, qui "risquait de perdre ses monastères".

Les membres du gouvernement ont prêté serment mardi devant le président de la République, Carolos Papoulias, la majorité d'entre eux jurant sur la Constitution et non sur la Bible, rompant ainsi avec la tradition en Grèce qui veut que cette cérémonie revête d'ordinaire un caractère religieux.

Avec AFP

 

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