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Les pourparlers vont reprendre entre Kiev, Moscou et pro-russes

Un séparatiste pro-russe à un checkpoint, près de la ville de Debaltseve, dans l'est de l'Ukraine, le 29 janvier 2015.
Un séparatiste pro-russe à un checkpoint, près de la ville de Debaltseve, dans l'est de l'Ukraine, le 29 janvier 2015. Dominique Faget, AFP

Des émissaires d'Ukraine, de Russie et de l'OSCE doivent rencontrer des séparatistes pro-russes, vendredi à Minsk, pour négocier une trêve alors que les combats se sont intensifiés depuis 10 jours dans l'est de l'Ukraine.

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Près de cinq semaines après l’échec des derniers pourparlers de paix, des émissaires de l'Ukraine, de la Russie et de l'OSCE - dits  "Groupe" de contact -, et des séparatistes pro-russes vont se remettre autour de la table. Ils doivent se rencontrer vendredi 30 janvier à Minsk pour négocier une trêve.
 
Inquiet de la dégradation du conflit ces dernières semaines, le président ukrainien Petro Porochenko avait sollicité le "Groupe" pour qu’il mène "d'urgence des consultations afin d’obtenir un cessez-le-feu immédiat", selon un communiqué de la présidence.
 
Un émissaire de la république autoproclamée de Donetsk prendra donc part à la rencontre de Minsk, selon un responsable local qui laisse néanmoins planer le doute sur la date fixée.  "Si la rencontre a lieu à Minsk, nous y participerons bien sûr. Mais je ne voudrais pas précipiter les choses car dans le passé, des pourparlers ont été annulés à plusieurs reprises", a déclaré Andreï Pourguine, le président du Parlement de la république séparatiste.
 
Il a précisé que la République populaire de Donetsk (DNR) serait représentée par son émissaire Denis Pouchiline et non par son dirigeant Alexandre Zakhartchenko. "S'il y a des documents à signer, moi-même et Alexandre Zakhartchenko, nous irons aussi", a précisé Andreï Pourguine à l'agence de presse publique russe Ria Novosti.
 
Sur le terrain, la situation se dégrade
 
Malgré deux cessez-le-feu successifs, en septembre et en décembre, les combats n’ont jamais vraiment cessé dans l’est de l’Ukraine. Mais depuis dix jours, les violences ont repris de plus belle, en particulier dans le secteur de Debaltseve, une ville située au nord-est de Donetsk. Neuf soldats ukrainiens ont été tués et 29 autres blessés dans les combats en 24 heures, a annoncé mardi 27 janvier le porte-parole de l'armée ukrainienne Vladislav Selezniov.
 
Les séparatistes ont annoncé de leur côté avoir contraint l'armée gouvernementale à quitter deux quartiers de la banlieue de Donetsk et réitéré leur volonté de s'emparer de l'ensemble de la région. Pour atteindre cet objectif, il faudrait qu’ils conquièrent Marioupol, ville portuaire de 500 000 habitants. Selon Kiev, les bombardements rebelles y ont fait 30 morts samedi 24 janvier.
 
La guerre entre forces ukrainiennes et rebelles pro-russes a déjà tué plus de 5 000 personnes depuis avril. Mais le chiffre de l’ONU ne prend pas en compte les pertes rebelles ou russes, et ceux des soldats ukrainiens sont très probablement sous-estimés. Une chose est certaine : la majorité de ces morts sont des civils.
 
Avec AFP et Reuters
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