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Le tueur "numéro un" de l'apartheid Eugene de Kock libéré

Eugene de Kock à Pretoria le 21 juillet 1998, condamné à la perpétuité et à 212 ans de prison pour 89 crimes et délits.
Eugene de Kock à Pretoria le 21 juillet 1998, condamné à la perpétuité et à 212 ans de prison pour 89 crimes et délits. AFP

La justice sud-africaine a accordé, vendredi, la liberté conditionnelle à Eugene de Kock, le "tueur numéro un" de l'apartheid. Il avait été condamné en 1996 à deux peines de perpétuité et 212 ans de prison pour 89 crimes et délits commis.

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Il reste connu comme le "tueur numéro un" de l'apartheid. Condamné en 1996 à deux peines de perpétuité et 212 ans de prison pour 89 crimes et délits, Eugene de Kock ne sera resté emprisonné que onze années ; il est désormais libre.

Le ministre sud-africain de la Justice a accordé, vendredi 30 janvier, la liberté conditionnelle à cet ex-colonel de la police, responsable d'enlèvements, de tortures et d'assassinats d'opposants, commis lorsqu'il était à la tête d'une unité anti-terroriste de la police du régime ségrégationniste.

>> À voir sur France 24 : Vingt ans après, l'héritage douloureux de l'apartheid

"Dans l'intérêt de la réconciliation nationale, j'ai décidé d'accorder à M. De Kock la liberté conditionnelle", a déclaré le ministre de la Justice Michael Masutha, ajoutant que les modalités de la libération de cet ex-colonel de la police ne seraient pas rendues publiques.

Le ministre avait refusé en juillet une précédente demande de mise en liberté d'Eugene de Kock, aujourd'hui âgé de 66 ans, car les familles des victimes n'avaient pas été consultées.

"Assassin d'État"

Pendant son procès, Eugene de Kock, qui s'est lui-même qualifié d'"assassin d'État", avait longuement et froidement détaillé une multitude d'atrocités commises par son unité secrète du Vlakplaas - du nom d'une ferme où était basée son unité, près de Pretoria -, n'omettant aucun détail et justifiant ses actes par des ordres politiques.

La Commission vérité et réconciliation (TRC), mise sur pied pour révéler et éventuellement pardonner les crimes de l'apartheid, lui a ensuite accordé l'amnistie pour une bonne partie de ses crimes, y compris deux attentats à la bombe et 12 meurtres de militants anti-apartheid.

Mais elle lui a refusé l'amnistie pour les meurtres de cinq hommes en 1992, estimant que les victimes n'avaient pas de lien avec la guérilla anti-apartheid et qu'un mobile politique ne pouvait être invoqué. Il était donc resté en prison jusqu'à présent.

Avec AFP

 

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