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Iran : un concours de caricatures niant l'Holocauste en réponse à "Charlie"

Les caricatures d'un précédent concours de dessins raillant l'Holocauste, exposées en juillet 2006 à Téhéran.
Les caricatures d'un précédent concours de dessins raillant l'Holocauste, exposées en juillet 2006 à Téhéran. Behrouz Mehri, AFP

L'Iran a lancé un concours international de caricatures sur la négation de l'Holocauste en riposte à la dernière une de "Charlie Hebdo". Une première édition avait été organisée en 2006 dans ce pays coutumier de la remise en question de la Shoah.

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Quelques jours seulement après l'attaque terroriste qui a fait douze morts au siège de "Charlie Hebdo", le 7 janvier, des étudiants iraniens criaient leur colère contre la publication de nouvelles caricatures de Mahomet dans l'hebdomadaire satirique. Mais la Maison de la caricature iranienne et le complexe culturel Sarcheshmeh ont décidé d'aller plus loin, en organisant un concours international de caricatures avec pour thème la négation de l’Holocauste, a annoncé le journal iranien "Tehran Times", samedi 24 janvier.

Coutumiers de la remise en question de la Shoah, la Maison de la caricature et le complexe culturel Sarcheshmeh proposent d’offrir un chèque de 12 000 dollars au meilleur dessin niant l’existence de l’Holocauste. Le concours est en outre doté d’un second et d’un troisième prix de 8 000 et 5 000 dollars. Les meilleures caricatures seront exposées dans un musée de Téhéran.

Selon son organisateur et directeur de la Maison de la caricature à Téhéran, Massoud Shojaei-Tabatabaii, cette compétition a pour vocation de répondre à la publication récente de caricatures du prophète Mahomet dans le dernier numéro de "Charlie Hebdo".

Un précédent concours de caricatures de l’Holocauste

Ce n’est pas la première fois que ce genre de compétition est organisée en Iran, et des ouvrages compilant des caricatures moquant l’Holocauste paraissent régulièrement dans le pays.

En 2006, l'un des plus importants quotidiens iraniens "Hamshahri" avait lancé une opération similaire pour protester contre la publication de caricatures du prophète dans le journal danois "Jyllands-Postens". Plus de 750 caricatures avaient été reçues du monde entier, en provenance également de pays occidentaux comme les États-Unis et le Royaume-Uni, selon les organisateurs qui s’en étaient vantés. Près de 200 caricatures avaient été par la suite exposées dans un musée de la capitale iranienne.

Massoud Shojaei-Tabatabaii, qui coordonnait déjà le concours en 2006, avait alors déclaré qu’il s’agissait de démontrer le "double langage des Occidentaux sur la liberté d'expression, qui d’après les dirigeants iraniens, écarte tout débat sur l’authenticité de l’Holocauste."

Ce premier concours de caricatures niant la Shoah avait été fermement condamné par les États-Unis, Israël et plusieurs organisations juives. À l’époque, sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad les rapports avec le voisin israélien étaient des plus tendus. L'ex-chef de l'État ayant plusieurs fois appelé à la destruction de l’État hébreu.

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