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RELIGION

L'archevêque Romero assassiné au Salvador reconnu "martyr" par l'Église

Des visiteurs de la cathédrale de San Salvador observent le portrait de Mgr Romero, le 26 octobre 2014.
Des visiteurs de la cathédrale de San Salvador observent le portrait de Mgr Romero, le 26 octobre 2014. AFP
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L'archevêque de San Salvador Oscar Romero, assassiné en 1980 par un commando d'extrême droite, a été reconnu "martyr" par l'Église catholique, a-t-on appris mardi, ce qui ouvre la voie à sa béatification. Il était surnommé "la voix des sans-voix".

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Le Vatican ouvre la voie à la béatification d'Oscar Romero. L'archevêque de San Salvador, connu pour sa défense des pauvres et assassiné en 1980 par un commando d'extrême droite, a ainsi été déclaré "martyr", a annoncé mardi 3 février le Vatican. Il pourrait être béatifié dans le courant de l'année.

Surnommé "la voix des sans-voix" pour son dévouement envers les plus démunis, Mgr Romero avait beau n’avoir que peu d’accointances avec les courants les plus à gauche de la Théologie de la libération, son assassinat avait fait de lui une icône dans les milieux progressistes. Durant son ministère sacerdotal, l’archevêque avait notamment pris fait et cause pour les paysans salvadoriens sans terre. Dans ses homélies ainsi qu’à la radio, il avait alors commencé à dénoncer les exactions des militaires au pouvoir, se mettant à dos l’épiscopat et la bourgeoisie catholique.

Interrogé en janvier dans l'avion qui le ramenait de Manille à Rome, le pape François avait déclaré qu'il ne comptait pas se rendre au Salvador pour la béatification.

La plupart des béatifications se déroulent dans le pays d'où sont originaires les nouveaux "bienheureux". Une béatification peut être suivie ensuite d'une canonisation.

La béatification de Mgr Romero, un évêque unanimement reconnu pour son courage, a longtemps été ralentie au Vatican par ceux qui craignaient qu'elle ne soit interprétée comme une approbation indirecte de la Théologie de la libération, très controversée à Rome en raison des positions de certains de ses théologiens en faveur de la révolution populaire. Après sa mort, le Vatican a souvent rechigné à lui accorder le titre de "martyr", lui préférant celui de "témoin de la foi".

Avec AFP

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