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Agression de militaires en faction devant un centre communautaire juif à Nice

La police a établi un cordon de sécurité sur les lieux de l'agression à Nice le 3 février.
La police a établi un cordon de sécurité sur les lieux de l'agression à Nice le 3 février. Valery Hache, AFP

Trois militaires ont été agressés à l'arme blanche mardi dans le centre de Nice, alors qu'ils étaient en faction devant un centre communautaire juif dans le cadre du plan Vigipirate. Deux d'entre eux ont été blessés. L'agresseur a été interpellé.

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Trois militaires étaient en faction, mardi 3 février, devant un centre communautaire juif du centre de Nice, dans le cadre du plan Vigipirate, quand un homme les a agressés au couteau, blessant deux d'entre eux. L'homme a été interpellé et la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête.

"Un peu après 14 h 00, alors que trois militaires étaient en faction devant un site israélite (...), un individu, qui passait sur le trottoir a alors agressé violemment avec un grand couteau l'un des soldats, visant son visage ou son cou", a-t-on indiqué à l'AFP de source policière.

Ce soldat a été blessé à une joue, une "blessure apparemment profonde mais sans gravité", et un autre militaire a été atteint au bras en maîtrisant l'individu, connu des services de police pour des faits assez anciens, a-t-on ajouté de même source. Le troisième soldat n'a quant à lui pas été blessé.

Selon plusieurs sources proches de l'enquête, l'homme interpellé s'appellerait Moussa Coulibaly mais n'aurait "a priori" aucun lien avec Amédy Coulibaly, un des auteurs des attentats de Paris en début d'année. L'agresseur avait deux couteaux sur lui, mais n'en a utilisé apparemment qu'un, a précisé le premier adjoint de Christian Estrosi à la mairie de Nice, Philippe Pradal, qui s'est rendu sur place après les faits. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se sont rendus mardi soir à Nice.

L’agresseur entendu par la DGSI

Agé de 30 ans, Moussa Coulibaly, né à Mantes-la-Ville (Yvelines) a déjà été condamné à six reprises pour des faits de droit commun, notamment pour vol et pour usage de stupéfiants, selon une source proche de l'enquête.

Il avait été repéré mi-décembre par les services de police, alors qu'il faisait du "prosélytisme agressif" dans une salle de sport des Yvelines, selon une source proche du dossier.

C'est en s'appuyant sur ce signalement que la DGSI (services de renseignements intérieurs) - également alertée par la police aux frontières dont il avait attiré l'attention en prenant un aller simple pour Istanbul -, a demandé aux autorités turques de le refouler, selon cette source. À son retour en France, il avait été auditionné par la DGSI.

Perquisition

La police a ensuite mené une perquisition en début de soirée à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, au domicile de Moussa Coulibaly.

En outre, un deuxième homme a été interpellé mardi après l'agression à Nice, a-t-on appris de source policière. "Une deuxième personne a été interpellée et des vérifications sont en cours", a indiqué cette source. Selon une autre source proche de l'enquête, l'agresseur des militaires aurait été vu avec ce deuxième individu avant les faits, mais pas au moment de l'acte.

Selon un communiqué du maire UMP, l'agresseur a été interpellé grâce aussi à l'intervention d'un commerçant, d'un agent de la régie des transports locaux et des membres de la police nationale et municipale. "Je tiens à la disposition de la justice les images des caméras de vidéo protection qui ont enregistré l'agression et appelle à des sanctions très lourdes à l'encontre du criminel interpellé", a ajouté Christian Estrosi. L'élu a demandé au gouvernement de "maintenir la présence des forces militaires dans (la) ville, dont la mission devait s'achever" mardi.

Les militaires assuraient la sécurité, dans le cadre du plan Vigipirate, devant un immeuble abritant le Consistoire israélite de Nice, Radio Shalom et une association israélite. Quelque 10 500 militaires ont notamment été déployés dans le pays, dont 5 800 en Île-de-France, sur des sites sensibles, notamment les lieux de culte juifs et musulmans, devant des établissements scolaires ou les entreprises de presse, après les attentats commis en début d'année à Paris.

Avec AFP

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