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Rugby : Toulon perd son choc des hémisphères face aux Sharks

Les Sharks ont battu Toulon au stade Mayol, jeudi 5 février.
Les Sharks ont battu Toulon au stade Mayol, jeudi 5 février. AFP

Le RC Toulon a été battu de justesse, jeudi, sur sa pelouse par le club sud-africain des Sharks (10-12). Malgré la défaite, l'équipe a démontré qu'elle pouvait rivaliser avec une solide formation de l'hémisphère Sud.

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La fable du tweet fait désormais partie de l’histoire du RC Toulon. Si les supporters toulonnais ont pu voir évoluer sur leur pelouse fétiche du Stade Mayol une équipe sud-africaine, c’est grâce à une provocation lancée en novembre 2014 par John Smit, directeur général de l’équipe des Sharks basée à Durban. Dans un message moqueur, il insinuait qu’il était bien plus facile de gagner la Coupe d’Europe que de remporter la conférence sud-africaine de rugby. Le président toulonnais, Mourad Boudjellal, avait rapidement répondu par voie de presse à cette provocation, en invitant les Sud-Africains à venir se frotter à l’armada toulonnaise.

Toulon en rêvait en fait depuis un certain temps. Mais les calendriers inversés des deux côtés de la planète ne facilitent guère les choses. Les deux équipes ont finalement trouvé une date commune, le jeudi 5 février. Cette semaine, le Top14 fait relâche en raison du Tournoi des VI nations. Quant aux Sharks, ils n'ont pas encore entamé leur nouvelle saison. Ces derniers disputeront dans une semaine leur premier match officiel de Super Rugby, le championnat qui réunit 15 franchises australiennes, sud-africaines et néo-zélandaises.

Même s'il ne s'agissait que d'un match de gala, ce choc des hémisphères a suscité un vif engouement à Toulon, le stade Mayol étant pratiquement plein pour cette rencontre organisée un soir de semaine. Bravant une météo froide et humide, les "fadas" de la Rade sont venus soutenir une équipe locale plus "sudiste" que jamais. Onze des quinze joueurs toulonnais qui ont débuté ce match venaient en effet de l'autre hémisphère, à l'instar du pilier néo-zélandais Carl Hayman, capitaine de Toulon pour cette rencontre. Et celui-ci pouvait, notamment, compter sur trois joueurs sud-africains pour défier les Sharks : le troisième ligne Gerhard Vosloo, le demi-de-mêlée Michael Claassens, et le trois-quart Bryan Habana. Ce dernier, qui a déjà porté 106 fois le maillot des Springboks, détient le record du nombre d’essais marqués par un joueur en sélection sud-africaine (57).

Une Coupe du monde des clubs ?

Engagé depuis plusieurs mois en championnat de France et en Coupe d'Europe, le RC Toulon redoutait de manquer d'énergie pour cette rencontre. Entre les joueurs blessés et les internationaux sélectionnés pour le Tournoi des VI nations, le club varois a d'ailleurs dû piocher dans ses réserves pour composer son équipe et a notamment retenu le tout jeune deuxième-ligne Corentin Braendlin.

Pour Toulon, le défi était particulièrement relevé. L'équipe des Sharks, qui compte parmi les trois meilleures d'Afrique du Sud, possède des joueurs puissants et redoutés, à l'instar du pilier Tendai Mtawarira, connu sous le sobriquet de "La bête", du talonneur Bismarck du Plessis ou de Matt Steven et Mouritz Botha. À la mi-temps, les Toulonnais étaient d'ailleurs menés 5-9. Malgré l'appui de ses spectateurs, le club n'a pas réussi à battre cette rugueuse équipe sud-africaine, perdant finalement de deux points (10-12).

Certains joueurs des Sharks pourraient, dans un avenir proche, rejoindre les rangs de Toulon, qui rêve de faire signer les meilleurs joueurs de l'hémisphère Sud. Les rémunérations élevées proposées par le clubs varois ont en effet de quoi séduire les joueurs du Super Rugby. Même si clubs français et européens suivent la même stratégie et ne lésinent pas sur les moyens pour signer ces stars du ballon ovale. .

Le RCT a déjà manifesté son désir de faire signer "les quatre fantastiques" après la Coupe du monde 2015. Le nom du premier d'entre eux est déjà connu, le trois-quart centre all black Ma'a Nonu. "Les grands clubs européens finissent par être meilleurs que les équipes nationales", assène Mourad Boudjellal. Le président toulonnais souhaite voir se développer une Coupe du monde des clubs réunissant les huit meilleures équipes des deux hémisphères. "Je trouve ce projet bandant", confiait-il à France 24 avant la rencontre contre les Sharks. "De plus en plus de clubs ont envie de voir naître cette compétition". À commencer par Toulon, qui rêve de conquérir de nouveaux titres, loin de son port d'attache.

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