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Twitter est "nul" pour éviter le harcèlement, avoue son PDG

Le PDG de Twitter, Dick Costolo, a promis à ses employés de tout faire pour se débarrasser des trolls sur le réseau social.
Le PDG de Twitter, Dick Costolo, a promis à ses employés de tout faire pour se débarrasser des trolls sur le réseau social. Justin Sullivan, Getty Images North America, AFP

Dans un courrier électronique envoyé à ses employés lundi, le patron de Twitter a reconnu les défaillances du réseau social en matière de lutte contre le harcèlement. Il affirme vouloir se saisir personnellement du dossier.

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Il ne s’agit pas d’une nouvelle, mais plutôt d’une confirmation révélée mercredi 4 février par le site spécialisé dans l’actualité technologique "The Verge". Le PDG de Twitter, Dick Costolo, a reconnu, dans un courrier électronique envoyé à ses employés, lundi 2 février, que son entreprise ne savait pas comment gérer les problèmes de harcèlement sur le réseau social.

"Nous sommes nuls pour gérer le harcèlement et les trolls (ces utilisateurs qui ne postent des messages que dans le but de créer la polémique ou de provoquer, NDLR) sur la plateforme et cela fait des années que cela dure, écrit-il. Ça n’est pas un secret et le reste du monde en parle tous les jours."

Le PDG de Twitter s’inquiète notamment du départ d’utilisateurs qui, fatigués des comportements agressifs , décident de quitter le réseau social. "Nous perdons de fidèles utilisateurs les uns après les autres en ne nous occupant pas de simples problèmes comme le trollage qu’ils subissent tous les jours, poursuit-il. J’ai franchement honte de la manière pitoyable dont nous avons géré ce problème durant mon mandat de PDG. C’est absurde. Il n’y a aucune excuse."

L'email de Dick Costolo, qui assure être "PERSONNELLEMENT responsable", faisait suite à un message laissé par un employé sur un forum de Twitter. Ce dernier mentionnait l’affaire Lindy West, une auteure féministe très active sur le réseau social récemment victime d’un troll ayant usurpé l’identité de son père décédé. L’affaire a fait grand bruit outre-Atlantique depuis que Lindy West a partagé son histoire dans l’émission "This American Life" et dans le "Guardian". Le PDG de Twitter se devait donc de réagir.

Des menaces de viol et de mort

"Maintenant nous allons régler cela, et j’assumerai toute responsabilité pour m’assurer que les gens qui travaillent nuit et jour là-dessus ont les moyens nécessaires pour le faire", a-t-il assuré dans un deuxième courrier électronique.

Twitter avait pourtant déjà mis en place des outils, fin 2014, pour que ses utilisateurs puissent signaler les actes de harcèlement. Mais cela n’a pas empêché de nombreuses personnalités, notamment des femmes, d’être victimes de trolls.

Le site Internet de la BBC met ainsi en avant les cas de la scénariste Jane Goldman, de la fille de Robin Williams, de l’activiste Sara Payne ou encore de la féministe Caroline Criado-Perez.

"The Verge" relate également le harcèlement dont a été victime une autre féministe, Anita Sarkeesian, entre le 20 et le 26 janvier. Cette vidéo-blogueuse spécialiste des jeux vidéo a été ciblée durant une semaine pour avoir souligné la misogynie ambiante dans l’univers des "gamers". Insultes, menaces de viol et de mort, incitations au suicide, Anita Sarkeesian a déchaîné les foudres d’utilisateurs belliqueux.

La tâche s’annonce donc particulièrement ardue. Dick Costolo et ses équipes risquent de passer quelques nuits blanches avant de se débarrasser définitivement de ces nombreux indésirables.

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