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FRANCE

UMP : Nicolas Sarkozy acclamé, Alain Juppé hué

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé lors du Conseil national de l'UMP, le 8 février, à Paris.
Nicolas Sarkozy et Alain Juppé lors du Conseil national de l'UMP, le 8 février, à Paris. Alain Jocard, AFP
4 mn

Soucieux de rassembler, Nicolas Sarkozy a pris soin de donner la parole aux principales personnalités de l'UMP lors du Conseil national du parti samedi. Alain Juppé, candidat déclaré à la primaire de 2016, a essuyé quelques huées.

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Au terme d'une semaine délicate, l'Union pour un mouvement populaire (UMP) s’est attachée à afficher son unité, samedi 8 février, lors de son Conseil national à Paris, malgré les quelques piques que se sont lancés à distance Nicolas Sarkozy, le président du parti, et Alain Juppé.

Réussir à tenir cette réunion, destinée à préparer les élections départementales de mars, en présence de plusieurs centaines de conseillers nationaux, sans aucun débordement n'était pas gagné d'avance pour le patron de l'UMP. Ces derniers jours ont en effet été marqués par la cacophonie sur la conduite à tenir en cas de duel opposant le Front national (FN) au Parti socialiste (PS), puis par la polémique liée à une conférence rémunérée de Nicolas Sarkozy, lundi, à Abou Dhabi.

>> À lire sur France 24 : "La conférence de Nicolas Sarkozy à Abou Dhabi fait polémique"

Finalement, personne n'a évoqué cette conférence. Et à peine a-t-on parlé du second tour de la législative partielle du Doubs, dimanche, qui verra s'affronter un candidat PS et une candidate FN.

Partie (presque) gagnée pour Sarkozy

Tout à sa volonté de "rassembler" son parti, Nicolas Sarkozy a pris soin de donner la parole aux principales personnalités de l'UMP, François Fillon, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Xavier Bertrand, candidats déclarés ou potentiels à la primaire de 2016, sans compter Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux du parti, et son grand rival, Laurent Wauquiez, secrétaire général.

La partie a quasiment été gagnée pour l’ancien chef de l’État, si ce ne n'était les huées visant Alain Juppé quand ce dernier a évoqué le MoDem et son union avec la droite et l'Union des démocrates et indépendants (UDI, centre) pour réussir l'alternance en 2017.

>> À voir dans le Face-à-Face : "Législative partielle du Doubs : l'UMP se déchire"

Pour revenir aux manettes en 2017 et combattre le FN, il faut "le rassemblement de la droite et du centre. C'est l'ADN de l'UMP. Partout, il faut l'union de l'UMP, de l'UDI et même du MoDem", a affirmé l'ancien Premier ministre, alors que le président de ce parti, François Bayrou, est honni par la droite depuis sa décision de voter François Hollande en 2012.

"Il y a un calendrier à respecter"

Ce Conseil national fut pour Nicolas Sarkozy l’occasion de faire la leçon à Alain Juppé, qui avait affirmé dès lundi qu'à "titre personnel" il voterait PS dans le Doubs. "Alain, tout le monde ici respecte tes convictions. Mais on n'est pas obligé de céder à toutes les provocations et de répondre au micro à tout moment !", a déclaré l'ancien chef de l'État.

"Je veux parler d'un mot qui n'est pas tabou : le mot concurrence", a ajouté Nicolas Sarkozy, faisant allusion à la primaire pour laquelle, contrairement à Alain Juppé, il n'est pas officiellement déclaré. "Ce n'est pas moi qui vais reprocher leurs ambitions aux uns et autres mais il y a un calendrier à respecter : d'abord, les cantonales [départementales en mars], puis les régionales [en décembre], puis la primaire [2016]".

>> À lire sur France 24 : "Législative partielle du Doubs : l'UMP appelle à voter blanc ou à s'abstenir"

Cette primaire, "nous allons l'organiser sereinement, elle ne doit en aucun cas polluer le travail de fond qu'il nous faut d'abord engager" en vue de l'alternance, a indiqué Nicolas Sarkozy, qui perd 26 points par rapport à septembre auprès des sympathisants UMP dans un sondage BVA publié samedi.

"Corpus idéologique"

De son côté, Alain Juppé a affirmé son "attachement au parti" et à "son nom", que Nicolas Sarkozy envisage pourtant de changer en même temps qu'il veut refonder le mouvement pour affermir son leadership sur le parti.

"Nous ne sommes pas dans une crise conjoncturelle classique", a également mis en garde le président de l’UMP. Il faut "reconstruire un véritable corpus idéologique" avec des "réponses fortes et nouvelles pour répondre à "la profonde crise", notamment la "crise d'identité" que traverse la France.

Le bureau politique de l'UMP, réuni à l'heure du déjeuner, a également adopté "à l'unanimité" un texte "posant les principes de pensée et d'action" de l'UMP, qui lui servira de "socle" dans le cadre des conventions à venir.

Avec AFP
 

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