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INDONÉSIE

La France s'inquiète du sort de Serge Atlaoui, condamné à mort en Indonésie

Le Français Serge Atlaoui dans la prison située sur l'île de Nusakambangan, au sud de Java, en 2010.
Le Français Serge Atlaoui dans la prison située sur l'île de Nusakambangan, au sud de Java, en 2010. Bay Ismoyo, AFP
2 mn

Arrêté en Indonésie en 2005 pour trafic de drogue, le Français Serge Atlaoui pourrait bientôt être exécuté. La France a fait part de ses inquiétudes, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, doit se rendre dans l’archipel mardi.

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La "préoccupation" dont a fait part le ministre français des Finances, Michel Sapin, lors d'une visite à Jakarta mi-janvier, n'y aura rien fait. À 50 ans, le Français Serge Atlaoui vit peut-être ses derniers jours dans une prison indonésienne. Cet artisan soudeur, condamné en 2007 à la peine capitale pour trafic de drogue, a vu son recours en grâce rejeté fin janvier par le président indonésien. Son exécution constituerait la première mise à mort légale d'un Français à l'étranger depuis plus de trente ans.

Selon des informations de France Info, "les journaux indonésiens publient ces derniers jours des listes des prochains condamnés à mort attendus au peloton. [...] Serge Atlaoui y figure à chaque fois, et plusieurs articles évoquent la date du 15 février", explique la journaliste Mathilde Lemaire. Hasard du calendrier : le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, doit se rendre dans l’archipel mardi 10 et mercredi 11 février.

Cinq étrangers déjà exécutés en janvier

Fin janvier, un porte-parole du parquet général, Tony Spontana, avait souligné que la justice avait déjà établi une liste de 11 condamnés à mort devant être exécutés dans les semaines à venir.

Serge Atlaoui a été arrêté en 2005 dans un laboratoire clandestin de production d'ecstasy, près de Jakarta. L’Indonésie dispose d’une des législations les plus sévères au monde en matière d’affaires de stupéfiants.

Après une suspension de plus de quatre ans, l’Indonésie a repris en mars 2013 ses exécutions. Le 18 janvier dernier, les autorités sont passées à la vitesse supérieure et six condamnés à mort, dont cinq étrangers, ont été tués par balles. Ces mises à mort ont entraîné le rappel des ambassadeurs du Brésil et des Pays-Bas, dont un ressortissant de chaque pays figurait parmi les condamnés à mort.

Il s'agissait des premières exécutions depuis l'arrivée au pouvoir en octobre du président Joko Widodo, surnommé Jokowi. Il avait déclaré peu après sa prise de fonction qu'il n'y aurait "pas de grâce" pour les affaires de drogue, qui plongent l'Indonésie dans un "état d'urgence".

Avec AFP

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