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ARGENTINE

Un procureur valide l'accusation d'entrave à la justice contre Cristina Kirchner

Cristina Kirchner a été mise en cause par un procureur argentin pour entrave à la justice.
Cristina Kirchner a été mise en cause par un procureur argentin pour entrave à la justice. Raul Ferrari, TELAM, AFP
3 mn

Un procureur a validé vendredi l'accusation d'entrave à la justice contre Cristina Kirchner. La présidente argentine avait été mise en cause par Alberto Nisman, un procureur retrouvé mort en janvier, dans l'affaire de l'attentat de 1994.

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Cristina Kirchner, la présidente argentine, a été formellement mise en cause vendredi 13 février par un procureur validant son accusation pour entrave à la justice dans l'enquête sur l'attentat contre la mutuelle juive AMIA en 1994, à Buenos Aires, qui avait provoqué la mort de 85 personnes.

L’accusation visant Cristina Kirchner avait été formulée par le procureur Alberto Nisman avant que celui-ci, chargé de l'enquête sur l'attentat, ne soit retrouvé mort le 18 janvier dernier. Il assurait que le pouvoir argentin avait mis en place un plan visant à protéger l'Iran, soupçonné d'avoir commandité l'attentat, de poursuites judiciaires en Argentine.

>> À lire sur France 24 : "Argentine : le procureur Nisman comptait arrêter la présidente Kirchner"

"Entrave à la justice et manquements au devoir d’un fonctionnaire"

Le juge Daniel Rafecas devra désormais examiner la demande du procureur Gerardo Pollicita, qui a appuyé vendredi l'accusation d'Alberto Nisman. Il devra notamment décider s'il ouvre ou non une procédure judiciaire contre la présidente argentine, dont le mandat présidentiel, qui a débuté en 2007, s'achève à la fin de cette année.

>> À lire sur France 24 : "Mort du procureur Nisman : Kirchner dissout le renseignement argentin"

Le procureur a requis l'inculpation de Cristina Kirchner et de son ministre des Affaires étrangères Hector Timerman pour "les délits d'entrave à la justice et manquement au devoir d'un fonctionnaire".

En 2013, Cristina Kirchner avait scellé avec Téhéran un mémorandum prévoyant l'audition en Iran des suspects iraniens dont l'Argentine demandait en vain l'extradition depuis 2007, pour les juger à Buenos Aires. Cette initiative avait été critiquée par la communauté juive, l'opposition argentine, les États-Unis et Israël car elle écartait l'éventualité d'un procès en Argentine.

Avec AFP
 

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