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Fusillade meurtrière à Copenhague en marge d'un débat sur le blasphème

La police danoise recherche un suspect qu'elle soupçonne d'être l'auteur de l'attaque. Elle a diffusé plusieurs clichés.
La police danoise recherche un suspect qu'elle soupçonne d'être l'auteur de l'attaque. Elle a diffusé plusieurs clichés. Police danoise

Des dizaines de coups de feu ont été tirés, samedi à Copenhague, sur un café où se tenait un débat sur l'art, le blasphème et la liberté d'expression. Au moins un civil a été tué et trois policiers blessés. Un suspect est en fuite.

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Un civil a été tué et trois policiers ont été blessés lors d'une fusillade, samedi 14 février en milieu d’après-midi, visant le Krudttoenden café de Copenhague, qui accueillait un débat sur l'art, le blasphème et la liberté d’expression.

Un auteur suédois de caricatures de Mahomet, Lars Vilks, et l'ambassadeur de France au Danemark, François Zimeray, participaient notamment à l’événement ; ils sont sains et saufs. Les trois policiers ont été blessés dans la rue en tentant de protéger les lieux, a indiqué l'agence de presse danoise Ritzau.

Un suspect activement recherché

La police a tout d'abord annoncé que deux auteurs présumés de la fusillade avaient pris la fuite à bord d'une voiture, diffusant son signalement et sa plaque d'immatriculation. Le véhicule a été retrouvé peu après, abandonné.

Mais vers 20 h, la police danoise a finalement annoncé qu'un seul tireur avait participé à l'attaque et diffusé une photo montrant un homme vêtu d'un anorak noir et d'un bonnet grenat.

La Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, a parlé d'"attentat terroriste" et déclaré que tout le Danemark est "en état d'alerte maximum". "À ce stade, notre priorité est d'attraper les auteurs de cette attaque et de s'assurer qu'on les trouve le plus vite possible", a-t-elle ajouté.

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"La même intention que 'Charlie Hebdo'"

"Ils nous ont tiré dessus de l'extérieur. C'était la même intention que 'Charlie Hebdo' sauf qu'ils n'ont pas réussi à entrer", a déclaré l’ambassadeur de France au Danemark, François Zimeray, alors qu'il se trouvait encore sur les lieux.

"Intuitivement je dirais qu'il y a eu au moins 50 coups de feu, et les policiers ici nous disent 200. Des balles sont passées à travers les portes et tout le monde s'est jeté à terre", a-t-il raconté peu après 17 h locales. Dans la soirée, l'ambassadeur français a tweeté : "TAK [merci, en danois], aux policiers danois qui m'ont sauvé la vie."

La BBC s'est procurée l'enregistrement sonore de l'événement. On y entend un échange de coups de feu nourris et les personnes rassemblées se ruer au sol pour se mettre à l'abri.

Un artiste danois controversé particulièrement visé ?

L’artiste suédois controversé Lars Vilks assistait également à l’événement et la police n'exclut pas que le (ou les) tireur(s) aient voulu l'assassiner samedi. Il avait suscité la controverse en 2007 par des dessins représentant le prophète Mahomet sous les traits d’un chien. Des menaces avaient été proférées à son encontre par des groupes islamistes, Al-Qaïda avait mis sa tête à prix pour 100 000 dollars, selon le "Guardian". L’artiste bénéficiait à ce titre d’une surveillance policière rapprochée.

>> À lire sur France 24 : "Attentat de Copenhague : le dessinateur suédois Lars Vilks pense qu’il était visé"

Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, "se rendra dans les meilleurs délais à Copenhague", a annoncé l'Élysée dans un communiqué, peu après l'attaque. François Hollande "a exprimé à la Première ministre du Danemark, Helle Thoring-Schmidt, toute la solidarité de la France dans cette épreuve".

Le médecin-urgentiste français Patrick Pelloux, chroniqueur à "Charlie Hebdo", a tweeté, peu après les faits, un message indigné : "L'horreur encore une fois contre la presse et la culture à Copenhague. La réaction des démocraties doit être sans faille."

Avec AFP et Reuters

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