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L’ambassadeur français remercie les policiers danois de lui avoir sauvé la vie

Bernard Zimeray, le 8 janvier 2015, lors d'un hommage aux victimes de "Charlie Hebdo" devant l'ambassade de France à Copenhague.
Bernard Zimeray, le 8 janvier 2015, lors d'un hommage aux victimes de "Charlie Hebdo" devant l'ambassade de France à Copenhague. Niels Ahlmann Olesen, AFP

L'ambassadeur de France au Danemark, François Zimeray, se trouvait samedi dans le centre culturel de Copenhague criblé de balles. Il décrit cette attaque au cours de laquelle une personne présente dans le public a été tuée et trois policiers blessés.

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Quelques minutes à peine après l’attaque perpétrée contre un centre culturel de Copenhague, dans lequel se déroulait, samedi 14 février, un débat sur la liberté d’expression, l'un des participants à cet événement postait sur son compte Twitter "Still alive in the room" ("Toujours vivant dans la salle"). François Zimeray, ambassadeur de France au Danemark, indiquait ainsi avoir réchappé aux nombreuses balles qui venaient de traverser la devanture de la salle. Six heures après son premier tweet, François Zimeray postait un deuxième message : "TAK to Danish policemen who saved my life" ("Merci aux policiers danois qui ont sauvé ma vie").

Avant le début de la fusillade, il était assis et écoutait, en compagnie d’une quarantaine de personnes, l’intervention d'Inna Shevchenko, porte-parole du mouvement féministe Femen. Un enregistrement de ce moment a été publié sur le site de la BBC. On y entend Inna Shevchenko parler de l’importance de la liberté d’expression avant d’être interrompue par des tirs nourris. "Tout à coup, alors qu’elle parlait, on a entendu un grand bruit. Je me suis dit qu’une armoire venait de tomber ou qu’il s’agissait d’un pétard. Mais non, c’était bien des coups de feu répétés", a confié François Zimeray au "Journal du Dimanche".

Et le diplomate français d’ajouter : "C’était terrible. Nous étions tous par terre en train de ramper vers la sortie de secours pendant que ça continuait de tirer à travers la porte. Beaucoup. La police parle de 200 impacts de balles. Ce n’est qu’en revenant dans la salle que j’ai vu qu’il y avait un mort."

François Zimeray avait été invité par les organisateurs de cette conférence à laquelle participait également le dessinateur suédois Lars Vilks . "Ce débat était soutenu par tous les partis danois. Je pensais que c’était mon devoir d’accepter et qu’il serait utile de venir remercier les Danois pour leur solidarité exprimée lors des attentats de Paris du mois dernier. J’y suis allé en vélo sans me douter de quoi que ce soit". Il était venu pour prendre la parole durant une dizaine de minutes, pour parler des leçons à tirer "sur le plan de la défense des libertés après ce qui s’était passé à 'Charlie Hebdo' et des défis auxquels nos sociétés devraient faire face".

Le diplomate français a accueilli, dimanche 15 février, le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Ce dernier est venu manifester le soutien et la solidarité de la France à l'égard du Danemark. Et le ministre a tenu à saluer au cours de son discours, prononcé en français et en anglais, le sang-froid de tous ceux qui se trouvaient dans cette salle, y compris celui de François Zimeray.

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