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La police pense avoir tué l’auteur des deux attaques de Copenhague

Selon la police danoise, rien n'indique que l'auteur des deux fusillades aurait été aidé par des complices.
Selon la police danoise, rien n'indique que l'auteur des deux fusillades aurait été aidé par des complices. Martin Sylvest / Scanpix Denmark, AFP

La police de Copenhague a annoncé, dimanche, qu'elle pensait avoir abattu l'auteur des deux attaques qui ont fait deux morts et cinq blessés dans la capitale danoise. Il s'agit d'un homme de 22 ans qui était né et avait grandi au Danemark.

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La police danoise a abattu un homme, dimanche 15 février, à Copenhague, qu’elle pense être responsable des deux fusillades ayant visé, samedi après-midi, un centre culturel, puis une synagogue dans la nuit de samedi à dimanche.

L'auteur présumé de ces attentats était connu de la police pour ses liens avec des bandes de délinquants. Âgé de 22 ans, il était né et avait grandi au Danemark, a affirmé la chaîne TV2.

La première attaque a fait un mort et trois blessés, la seconde un mort et deux blessés. Elles pourraient avoir été inspirées par l'attentat de "Charlie Hebdo" et d'une supérette casher à Paris en janvier, selon la police. 

  • La piste d'un assaillant unique

La police danoise estime que l'homme abattu a agi seul. "Nous supposons qu'il s'agit du même coupable derrière les deux affaires et nous supposons également que le coupable qui a été tué par la police à la station de Nørreport est la personne derrière ces deux assassinats", a déclaré l'inspecteur principal Torben Molgaard Jensen à la presse.

Le suspect tué dimanche matin venait d'ouvrir le feu sur les forces de l'ordre, a indiqué la police. L'échange de tirs avec la police a eu lieu dans le quartier populaire de Nørrebro, où les autorités avaient déjà placé un logement sous surveillance. "À un moment donné, une personne qui pourrait être liée à l'enquête est arrivée sur place", avait expliqué la police dans un premier temps. Quand les agents ont apostrophé cet homme, "il a ouvert le feu". Aucun des policiers n'a été blessé.

Les services de renseignement (PET) ont indiqué que l'attaque contre le centre culturel était "planifiée". Mais la police a estimé que la question de la ou des personnes spécifiquement visées n'était "pas évidente".

Cette dernière a d'abord évoqué deux assaillants présumés ayant pris la fuite à bord d'une voiture. Le véhicule, vide, a été retrouvé quelques heures plus tard, à proximité du lieu de la fusillade et d'une gare. Puis quatre heures après l'attaque, les forces de l'ordre ont précisé que "les premiers témoignages indiquaient qu'il n'y avait qu'un auteur" des coups de feu.

La police danoise est toutefois restée muette dimanche matin sur l'identité de l'homme qu'elle a abattu et qu'elle estime être le seul auteur des deux attaques meurtrières à Copenhague. Les médias n'avançaient pas de piste non plus.

Lors d'une conférence de presse dimanche en début de matinée, la police a uniquement précisé qu'elle avait localisé cet homme grâce à un appel d'un chauffeur de taxi décrivant un homme qui ressemblait à celui filmé par des caméras de vidéo-surveillance.

Les seuls éléments sur lui restent une photo diffusée samedi en fin d'après-midi, accompagnée de cette description: "entre 25 et 30 ans, d'environ 1,85 m, athlétique, d'apparence arabe [...] les cheveux lisses".

Les motivations de l'homme ne sont pas connues et aucune revendication n'a été rendue publique.

  • Une attaque près d’une synagogue

Dans la nuit, des coups de feu ont retenti après minuit (23 h GMT) près d'une synagogue de Copenhague. Une personne a été mortellement blessée à la tête, un policier a été blessé à la jambe et un autre au bras.

Selon une association communautaire juive, le jeune homme tué était un juif qui surveillait les accès aux bâtiments pendant qu'une cérémonie avait lieu à l'intérieur.

"La police était déjà sur place. Une personne est arrivée et a commencé à tirer", a déclaré le porte-parole de la police, Allan Teddy Wadsworth-Hansen, précisant que la vie des policiers n'était pas en danger.

  • Une première fusillade contre un centre culturel

Samedi après-midi, une première attaque avait eu lieu vers 16 h (15 h GMT). Un homme a criblé de balles un centre culturel où se tenait un débat sur l'art, le blasphème et la liberté d'expression, faisant un mort dans l'assistance, un homme âgé de 55 ans, et blessant trois policiers.

Joint par l'AFP, l'ambassadeur de France au Danemark, François Zimeray, a décrit un assaut brutal sur le centre culturel, au sein duquel se trouvait notamment l'artiste et caricaturiste suédois Lars Vilks, qui a été l'objet de plusieurs menaces et d'agressions depuis la publication à l'été 2007 d'un dessin représentant le prophète Mahomet avec un corps de chien. "Ils nous ont tiré dessus de l'extérieur. C'était la même intention que [l'attaque contre] 'Charlie Hebdo' sauf qu'ils n'ont pas réussi à entrer", a-t-il déclaré.

  • "Un attentat politique et de ce fait un acte terroriste"

La chef du gouvernement danois, Helle Thorning-Schmidt, a alors dénoncé "un acte de violence cynique", estimant que "tout porte à croire que la fusillade [...] était un attentat politique et de ce fait un acte terroriste".

"On se sent tous danois ce soir", a déclaré à l'AFP un chroniqueur de "Charlie Hebdo", Patrick Pelloux. "C'est affreux parce que c'est un mois après les attentats à Paris, cela fait ressortir toute la tristesse."

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a condamné "avec la plus grande fermeté" samedi "l'attaque terroriste" contre une réunion publique à Copenhague consacrée à l'islamisme et la liberté d'expression, à laquelle participait l'ambassadeur de France, l'Élysée annonçant immédiatement l'envoi sur place du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Le Parti socialiste appelle par ailleurs à un rassemblement, lundi, devant l'ambassade du Danemark à Paris "en signe de solidarité avec le peuple danois frappé par le terrorisme" après les deux fusillades de Copenhague.

De son côté, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a appelé les juifs européens à immigrer en Israël après l'attaque de Copenhague.

Avec AFP et Reuters

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