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AÉRONAUTIQUE

Vente du Rafale à l'Égypte : Paris signe son premier contrat à l'exportation

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, devant des Rafale à l'usine Dassault aviation, en javier 2014.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, devant des Rafale à l'usine Dassault aviation, en javier 2014. Nicolat Tucat, AFP
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Vidéo par : FRANCE 3
4 mn

La France a signé lundi, au Caire, la première vente à l'exportation du Rafale. Ce contrat prévoit la livraison de 24 appareils, fabriqués par Dassault Aviation, ainsi qu’une frégate et des missiles pour un montant de 5,2 milliards d’euros.

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La vente de 24 Rafale à l'Égypte va être gravée dans le marbre. Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a signé lundi 16 février au Caire la première vente de ce fleuron aéronautique français.

Jean-Yves Le Drian, accompagné du PDG de Dassault aviation Éric Trappier, s'est entretenu avec le président al-Sissi avant de signer le contrat d'un montant de 5,2 milliards d'euros, portant sur la vente de 24 avions Rafale, fabriqués par Dassault Aviation, une frégate FREMM du groupe naval DCNS, ainsi que des missiles, fabriqués par le groupe européen MBDA.

"C'est d'abord la marque d'un contrat de confiance de l'Égypte à l'égard de la France et à l'égard de la haute technologie française, que ce soit pour les avions, dont on parle beaucoup mais aussi pour ses navires", s'est félicité le ministre français, cheville ouvrière de ce contrat. "Nos deux pays mènent un combat commun contre le terrorisme", a-t-il encore commenté.

Signe du soutien de Paris au régime égyptien

Menée en à peine trois mois, cette vente à l'initiative de l'Égypte marque le souhait du Caire de diversifier ses sources d'armements et de s'affranchir de la tutelle américaine dont elle était très dépendante. Mais elle souligne surtout le soutien affiché de Paris au régime égyptien, dans une région en proie à une profonde instabilité.  

"Avec l'Égypte, ça s'est fait très rapidement", a expliqué le président français François Hollande. "D'abord parce que l'Égypte voulait un avion de grande qualité" et "rapidement compte tenu des menaces qui existent autour de ce pays".

>> À lire sur France 24 :  "Un contrat qui fait grincer des dents"

Paris - qui n'a donc pas donné écho aux critiques des défenseurs de droits de l'Homme, qui critiquent le bilan du président égyptien Sissi - s’inquiète de l'expansion du groupe État islamique (EI) en Syrie et en Irak et des risques de déstabilisation régionale. "Dans le contexte actuel, c'est très important que l'Égypte puisse agir pour la stabilité et être en sécurité", a justifié François Hollande. "La sécurité était également nécessaire compte tenu de la frontière commune avec la Libye et de la lutte contre le terrorisme, et compte tenu de ce qui se passe dans le Sinaï", a-t-il ajouté.

"D'autres prospects"

Alors que jusque-là, le Rafale avait essuyé six échecs à l'exportation, cette vente permet d'en espérer d'autres. "Il est probable que ceci va être positif pour d'autres prospects", a estimé le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius dimanche sur Europe 1 et iTélé. Il a cité l'Inde, avec laquelle Dassault est en négociation exclusive depuis janvier 2012 pour 126 Rafale, et le Qatar (36 appareils).

>> À lire sur France 24 : "Le contrat avec l'Égypte va-t-il entraîner des ventes en rafale ?"

"Cette vente à un grand pays arabe va faire boule de neige", a  estimé de son côté le PDG de Dassault aviation, Eric Trappier. L'appareil "a été engagé dans de nombreux théâtres d'opération (en Libye en 2011, au Mali en 2013 et actuellement en Irak, NDLR) et les observateurs que sont l'ensemble des pays de la région en particulier ont pu voir son efficacité opérationnelle aux mains de l'armée de l'air française", a-t-il fait valoir.

Ce contrat représente près des deux-tiers des prises de commandes à l'exportation dans le secteur de la défense pour l'année 2014. Selon la Direction générale de l'armement (DGA), celles-ci devraient s'élever à 8,06 milliards d'euros (+17,3% sur un an).

 

Avec AFP 

 

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