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Dans la presse

"Et à la fin, c'est encore Poutine qui gagne"

France 24

Presse internationale, lundi 16 février 2015. Au menu de cette revue de presse, la double attaque terroriste de ce week-end à Copenhague, au Danemark, et le cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine.

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A la Une de la presse danoise, ce matin, la double attaque de ce week-end, qui a fait trois morts, dont son auteur, à Copenhague.
 
Avant d’être tué par la police, le tireur présumé avait tiré sur un centre culturel où se tenait une conférence sur la liberté d’expression, en présence de l’artiste suédois Lars Vilks, auteur d’une caricature de Mahomet, et sur une synagogue. Bilan, deux morts. «Ce Danemark que nous ne connaissions pas», titre Politiken, qui dit à la fois son espoir de voir la tragédie unir les Danois, et sa crainte de les voir se liguer les uns contre les autres. Une inquiétude qu’a tenté de désamorcer la première ministre Helle Thorning-Schmidt, qui a dit à ses compatriotes qu’il ne s’agissait «pas d’un combat entre l’islam et l’Occident, ni entre musulmans et non-musulmans»,  mais d’un combat «entre la liberté de chaque individu et une idéologie obscurantiste».
 
Combat ou guerre ? Le Jyllands-Posten parle «d’un nouveau type de guerre» où sont entraînés à la fois les forces de l’ordre et les civils. Le journal avait publié il y a bientôt dix ans  les caricatures du prophète Mahomet qui allaient embraser la planète. Douze caricatures republiées ensuite par Charlie Hebdo, qui était devenu à son tour une cible pour les terroristes.
 
Paris, et maintenant Copenhague. Pour The Guardian, c’est la liberté d’expression dans l’Europe tout entière qui est attaquée. Le quotidien s’interroge sur les similitudes de ces attques. «Quelles que soient les spéculations sur les liens de leurs auteurs avec des groupes tels qu’Al Qaida au Yemen, ou l’organisation de l’Etat islamique, ce qui ne fait pas de doute, c’est qu’ils étaient tous des jeunes gens ayant grandi en Europe , et qu’ils sont passés à l’acte à un moment où une guerre est en train d’être livrée aux islamistes dans une partie du monde musulman, où l’islamophobie grandit en Europe, où le conflit israélo-palestinien connaît une polarisation accrue, et où l’antisémitisme se développe. Des phénomènes relayés par internet, devenu à la fois un guide pratique et un mode de recrutement pour les bigots de toutes sortes». «Le résultat inédit de cette combinaison est la radicalisation de jeunes gens vulnérables, déséquilibrés, dont manipule les idéaux», «un cauchemar pour les services de sécurité, car on ne peut pas établir des barrages ou des pare-feux aux idées». «Cameron et Obama sont montés au front pour défendre les valeurs de l’Occident, mais ils seraient bien inspirés de reconnaître plutôt qu’une bonne partie des problèmes actuels sont liés à la déstabilisation anglo-américaine de l’Irak post-2003, et à la complicité de l’Occident dans la répression du printemps arabe». The Guardian dénonce, aussi, l’appel lancé par Nétanyahou aux juifs d’Europe à rejoindre Israël: «on ne répond pas à l’intimidation par la fuite».
 
En Ukraine, Angela Merkel, François Hollande, Petro Porochenko et Vladimir Poutine, déclarent «que le respect du cessez-le-feu est globalement satisfaisant malgré des incidents locaux». Optimisme affiché des parties prenantes, et doutes du Independent, qui estime que ce serait un «miracle» si ce cessez-le-feu parvenait à tenir. «Et s’il tient, Poutine aura tout de même gagné», affirme le journal.
 
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