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Cimetière juif profané : cinq mises en examen, le "mobile antisémite" retenu

Les tombes profanées du cimetière juif de Sarre-Union.
Les tombes profanées du cimetière juif de Sarre-Union. Patrick Hertzog, AFP

Le parquet a demandé mercredi la mise en examen des cinq adolescents soupçonnés d'avoir saccagé le cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), estimant que le "mobile antisémite" apparaissait "clairement" dans cette affaire.

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Le procureur de Saverne a demandé, mercredi 18 février, la mise en examen des cinq profanateurs présumés du cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), estimant que le "mobile antisémite" apparaissait "clairement" au vu des éléments recueillis par l'enquête.
"Malgré les dénégations des intéressés, la connotation et le mobile antisémites de leur comportement apparaissent désormais clairement" dans cette affaire, a précisé le procureur Philippe Vannier, lors d'un point de presse.

"Les cinq mineurs ont tous reconnu leur participation aux dégradations", a-t-il ajouté, relevant que les adolescents avaient décrit au cours de leurs auditions des "gestes et paroles révélatrices", comme des "saluts nazis", des crachats sur des symboles juifs, ou le fait d'avoir prononcé les mots "sales juifs", "sale race", "Heil Hitler" ou "Sieg Heil".

Par conséquent, le procureur a demandé la mise en examen des cinq mineurs, qui s’étaient défendus de tout antisémitisme au début de l’enquête, et leur placement sous contrôle judiciaire, ainsi que leur placement dans un centre éducatif. Pour deux d'entre eux, il a demandé le placement dans un centre éducatif fermé.

Il a précisé avoir requis une information judiciaire pour "profanation et violation de sépultures en raison de la religion des défunts" et "dégradations de biens" en réunion.

Cette profanation de très grande ampleur - quelque 250 tombes ont été saccagées - a suscité depuis sa découverte le 15 février indignation et émotion, conduisant le président François Hollande à se rendre sur place mardi.

L'enquête avait connu une avancée spectaculaire dès lundi avec le placement en garde à vue de cinq adolescents originaires de la région, dont l'un s'était présenté spontanément à la gendarmerie.

Avec AFP

 

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