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Vidéo : la débâcle de l'armée ukrainienne à Debaltseve

Capture d'écran FRANCE 24

Assiégée depuis des semaines, l'armée ukrainienne a dû abandonner la ville stratégique de Debaltseve aux séparatistes pro-russes. Une défaite qui aurait pu être évitée, affirment certains soldats loyalistes. Reportage.

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C’est une véritable débâcle qu’essuie l’armée de Kiev. Contraints, le 18 février, de quitter la ville de Debaltseve, encerclée depuis plusieurs semaines par les rebelles pro-russes, des milliers de soldats ukrainiens, épuisés, regards hagards, battent en retraite sous les tirs d’artillerie. "Vous appelez ça une trêve ? Ils nous pilonnent toute la journée", tempête l’un d’entre eux devant le non-respect du cessez-le-feu, entré officiellement en vigueur le 15 février.

À la colère se mélange aussi la joie d’être toujours en vie. "Je ne peux croire que j’ai survécu, s’étonne un jeune soldat miraculé. Et son voisin d’ajouter, "j’ai demandé à tous mes gars d’aller à l’église et de mettre une bougie pour avoir réussi à s’échapper. Et pour tous ceux qui y sont restés."

Car les morts sont nombreux. Tous les corps n’ont pas encore été récupérés mais déjà la morgue d’Artemivsk déborde de cadavres. Des soldats mais aussi des civils, tués dans les bombardements. "Nous ne sommes que deux légistes, et en un mois et demi on a dû traiter plus de 200 corps. Et il y a une centaine d’autres corps que nous avons envoyés à la morgue de Dnipropetrovsk", explique Ruslan Fedonyuk, médecin légiste, directeur de la morgue d’Artemivsk.

L'enfer du chaudron de Debaltseve

Pour certains soldats, tous ces morts et cette lourde défaite auraient pu être évités. Non loin de là, des militaires ont eux-mêmes organisé leur propre retraite, sans en informer leurs supérieurs. Ils accusent leur chef de n’avoir pas pris en compte leurs alertes et de les avoir abandonnés. "Cette situation est le résultat de l’incompétence du haut commandement et de la négligence des officiers supérieurs", s’insurge le commandant Alexandre, chef du 25e bataillon, s’exprimant dans un lieu tenu secret.

Encore hantés par l’enfer du chaudron de Debaltseve, ces hommes ne veulent pas pour autant baisser les bras. Pour eux la guerre continue. Déjà, ils préparent les plans des prochaines batailles.

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