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DIPLOMATIE

Les monarchies du Golfe soutiennent le Qatar... mais aussi l’Égypte

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, à Riyad, le 14 février 2015.
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, à Riyad, le 14 février 2015. Fayez Nureldine, AFP
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Après les déclarations du délégué égyptien qui accusait Doha de soutenir le terrorisme, le Conseil de coopération du Golfe a dans un premier temps défendu le Qatar, avant de réaffirmer son appui à la lutte menée par Le Caire contre le terrorisme.

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Les monarchies du Golfe ont apporté, jeudi 19 février, leur soutien au Qatar dans son différend avec l'Égypte, qui a accusé Doha de "soutenir le terrorisme" lors d'une réunion arabe sur les raids aériens égyptiens contre des positions de l’organisation de l’État islamique (EI) en Libye. Quelques heures plus tard, elles nuançaient leur position en appuyant l'Égypte dans ses actions militaires.

Ce soutien à Doha a été exprimé par le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, qui a, dans un communiqué, "rejeté les déclarations du délégué égyptien auprès de la Ligue arabe accusant le Qatar de soutenir le terrorisme".

En émettant des réserves sur un projet de résolution arabe soutenant "le droit de l'Égypte à la légitime autodéfense et à mener des raids contre des organisations terroristes", "le Qatar a révélé son soutien au terrorisme", avait déclaré le délégué égyptien auprès de la Ligue, Tarek Adel, cité par les médias officiels au Caire.

"Ces accusations sont infondées et erronées. Elles ignorent les efforts sincères déployés par le Qatar, avec les autres membres du CCG et les pays arabes, pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme", a commenté le chef du CCG.

Les déclarations égyptiennes "ne contribuent pas à renforcer la solidarité arabe au moment où nos pays sont confrontés à d'énormes défis qui menacent leur sécurité, leur stabilité et leur souveraineté", a-t-il poursuivi.

Changement de discours

Mais la confusion s’est installée en soirée lorsque le chef du CCG a fini par reconsidérer ses déclarations, publiées pourtant par des médias du Golfe, dont l'agence officielle saoudienne SPA.

Dans un nouveau communiqué reniant ses premières déclarations, Abdellatif al-Zayani a réaffirmé "le soutien total des pays du CCG à l'Égypte dans la lutte contre le terrorisme et la protection de ses citoyens à l'intérieur et à l'extérieur" du territoire égyptien.

"Les pays du CCG appuient toutes les mesures militaires prises par l'Égypte contre les groupes terroristes en Libye (....) pour défendre sa sécurité et sa souveraineté", a-t-il ajouté, soulignant que les monarchies pétrolières "ont toujours œuvré pour soutenir l'Égypte sous la conduite du président Abdel Fattah al-Sissi".

Les déclarations contradictoires du chef du CCG témoignent des divergences internes qui secouent ce groupe, divisé notamment sur l'attitude à l'égard de la confrérie des Frères musulmans.

La plupart des monarchies du Golfe, dont l'Arabie saoudite, soutiennent ouvertement le régime du président Abdel Fattah al-Sissi depuis la destitution en 2013 du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans.

Le Qatar est soupçonné de soutenir cette confrérie, classée organisation "terroriste" en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.

Avec AFP

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