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Les républicains veulent forcer Obama à armer les ennemis de l'EI

Barack Obama (à droite) reçoit le roi Abdallah de Jordanie le 3 février 2015.
Barack Obama (à droite) reçoit le roi Abdallah de Jordanie le 3 février 2015. Brendan Smialowski, AFP

La représentante républicaine chargée de contrôler les dépenses extérieures des États-Unis menace de bloquer certains crédits si le président Barack Obama tarde à livrer des armes à l'Égypte, à la Jordanie et aux Kurdes d'Irak.

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Dans une lettre adressée à la Maison Blanche jeudi 19 février, la représentante du Texas Kay Granger n'y va pas par quatre chemins : "Il est essentiel de fournir à nos alliés et à nos partenaires les armes, l'équipement et l'entraînement dont ils ont besoin pour défaire l'organisation de l'État islamique et d'autres menaces terroristes. Cela n'est pas fait actuellement", écrit-elle.

Le courrier détaille la liste de courses des armées du Proche-Orient que les républicains veulent voir satisfaite par les États-Unis : des avions de combat F-16 et des chars Abrams pour l'Égypte, des pièces de rechange, des équipements de vision nocturne et des munitions pour la Jordanie ainsi que des armes lourdes pour les peshmerga kurdes d'Irak.

Kay Granger n'est pas la première parlementaire venue : présidente de la sous-commission des attributions budgétaires chargée des actions extérieures, elle a la haute main sur les dépenses de l'État fédéral américain à l'étranger.

Dans certains domaines, les démocrates au pouvoir à la Maison Blanche et au département d'État ne peuvent dépenser un dollar sans l'accord préalable de cette sous-commission du Congrès, à majorité républicaine.

Les livraisons d'armes à l'Égypte suspendues depuis 2013

"Je suis prête à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que [ces livraisons d'armes] aient lieu, y compris geler les notifications parlementaires de dépenses et proposer des lois pour demander des comptes à votre administration", écrit Kay Granger.

L'élue du Texas dénonce les lenteurs et les suspensions de livraisons d'armes à ces pays alliés de Washington, notamment à l'Égypte depuis le renversement du président élu Mohamed Morsi par le général Abdel Fattah al-Sissi en 2013.

La France s'est engouffrée dans la brèche et a annoncé le 13 février la vente de 24 avions Rafale à l'Égypte.

Selon l'agence Reuters, en 2012, Kay Granger avait au contraire bloqué 450 millions de dollars d'aide américaine à l'Égypte, alors dirigée par les Frères musulmans de l'ex-président Morsi.

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