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Le Royaume-Uni en émoi après la fuite de trois lycéennes vers la Syrie

La police métropolitaine de Londres a diffusé cette image de vidéo-surveillance prise à l'aéroport de Gatwick, à Londres, sur laquelle on aperçoit les trois adolescentes quitter le Royaume-Uni vers la Turquie,  le 17 février 2015.
La police métropolitaine de Londres a diffusé cette image de vidéo-surveillance prise à l'aéroport de Gatwick, à Londres, sur laquelle on aperçoit les trois adolescentes quitter le Royaume-Uni vers la Turquie, le 17 février 2015. London metropolitan Police

La police britannique soupçonne trois lycéennes de vouloir rejoindre l'EI en Syrie. Elles ont quitté le Royaume-Uni mardi pour la Turquie. Les familles des jeunes filles ont lancé samedi un appel désespéré pour leur demander de rentrer chez elle.

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Les familles de trois lycéennes britanniques soupçonnées de vouloir rejoindre l'organisation de l’État islamique (EI) en Syrie, ont lancé samedi 21 janvier plusieurs appels émouvants dans les médias du Royaume-Uni, leur demandant de rentrer à la maison.

Le trois amies Kadiza Sultana, 17 ans, Shamima Begum et Amira Abase, 15 ans toutes les deux, ont quitté leur domicile mardi et ont pris l'avion pour Istanbul à bord d'un appareil de la compagnie Turkish Airlines. La Turquie est généralement le point d'entrée choisi par les militants occidentaux pour se rendre en Syrie.

"C'est extrêmement inquiétant et nos autorités feront tout leur possible pour aider ces jeunes filles", a réagi le Premier ministre britannique, David Cameron.

Elles suivaient l'exemple d’une amie

Sur les images de vidéosurveillance réalisées à l’aéroport de Gatwick à Londres et diffusées par la police britannique, les trois jeunes filles ont l’air de lycéennes ordinaires. L’une porte le voile légèrement défait assorti d’une écharpe au motif léopard, la seconde a un petit fichu noir et un pull jaune fluo, tandis que la troisième est tête nue sur la photographie, qui laisse apercevoir qu’elle porte un petit col d’écolière.

La police britannique pense que ces lycéennes, toutes trois étudiantes dans une école de l'est de Londres, de "très bonne famille", et considérées comme de "bonnes élèves" auraient suivi l'exemple d'une de leurs amies partie en décembre rejoindre l'EI.

Selon les médias britanniques, les trois jeunes adolescentes ont été interrogées par la police dans le cadre de l'enquête sur la disparition de cette amie en question, mais elles n'étaient pas elles-même considérées comme des personnes susceptibles de suivre la même voie.

L'une des trois adolescentes aurait également été en contact sur Twitter avec une jeune femme, qui a quitté Glasgow en novembre 2013 pour la Syrie et est depuis soupçonnée d'essayer de faire des émules.

>> À lire sur France 24 : "Enquête : pourquoi il ne faut pas sous-estimer le rôle des femmes jihadistes"

Image de vidéo-surveillance prise par les service de la police métropolitaine de Londres, le 17 février 2015.
Image de vidéo-surveillance prise par les service de la police métropolitaine de Londres, le 17 février 2015. London metropolitan Police

"S'il te plaît rentre à la maison"

La famille d'Amira Abase a accepté samedi de révéler son identité en espérant pouvoir convaincre leur fille de revenir à la maison. "Tu es forte, intelligente, belle et nous espérons que tu prendras la bonne décision. S'il te plaît rentre à la maison", a lancé la famille dans son appel relayé par la police britannique.

La famille de la jeune Sultana a dit "vivre un véritable cauchemar" depuis le départ de leur fille, tandis que la famille de Begum l'avertissait que la "Syrie était un endroit dangereux". "Nous comprenons que tu veuilles aider ceux dont tu crois qu'ils souffrent en Syrie", a ajouté la famille, "tu peux les aider depuis chez toi, tu n'a pas besoin de te mettre toi-même en danger".

>> À lire sur France 24 : "Jihad : un afflux 'sans précédent' de combattants étrangers vers la Syrie"

En vertu d'une nouvelle loi, les passeports des Britanniques suspectés de vouloir partir dans les territoires contrôlés par l'EI peuvent désormais être saisis. Mais ces trois adolescentes, scolarisées à la Bethnal Green Academy, dans l'est de Londres, n'avaient pas été jugées à risque.

La compagnie aérienne Turkish Airlines s'est quant à elle dédouanée de toute responsabilité, affirmant, dans un communiqué, que son rôle consistait à vérifier les visas des passagers et que les questions de sécurité avant le vol relevaient des autorités officielles de l'aéroport.

Selon des estimations des experts de la lutte contre le terrorisme, environ une cinquantaine de femmes ont quitté la Grande-Bretagne pour rejoindre l'EI en Syrie.

Avec AFP

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