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ÉCONOMIE

Areva annonce une perte de près de cinq milliards d'euros en 2014

Le logo d'Areva à Beaumont-Hague
Le logo d'Areva à Beaumont-Hague Charly Triballeau, AFP
3 mn

Le géant français du nucléaire s'enfonce dans la crise. Areva fait état d'une perte nette approchant les cinq milliards d'euros pour 2014, conséquence d'une augmentation de ses provisions et d'une dépréciation de la valeur de certains actifs.

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Après la parution de plusieurs articles ces dernières semaines faisant état de ses difficultés financières, Areva a décidé de publier en avance, lundi 23 février, ses résultats annuels. Sans surprise, le groupe nucléaire a annoncé de fortes pertes dans ses comptes 2014.

"Les éléments financiers préliminaires et non-audités (...) font ressortir pour 2014 un résultat net consolidé part du groupe négatif, de l'ordre de - 4,9 milliards d’euros", peut-on lire dans un communiqué. Selon Areva, ce déficit s'explique par des pertes de valeur au titre de certains actifs et des hausses de certaines provisions.

"Si, officiellement, les chiffres s'expliquent par la nécessité d'Areva de réévaluer à la baisse la valeur de certains actifs, l'on comprend bien que dans ce secteur, l'entreprise n'était pas parée à l'augmentation des réglementations et des mauvais choix en termes de projets", commente John Plassard, directeur adjoint de Mirabaud Securities, pointant notamment le projet d'EPR finlandais à Olkiluoto.

À la suite de cette annonce, le titre perdait lundi matin 2,6%. En novembre dernier déjà, le géant français du nucléaire avait abandonné ses objectifs financiers pour 2014, et reconnu devoir revoir à la baisse ses perspectives pour les deux années à venir, confronté notamment à un environnement économique défavorable.

Areva précise qu’il s’agit d’éléments financiers préliminaires et non audités et que les comptes de l’exercice 2014 ne seront arrêtés par son conseil d’administration que le 3 mars. Le groupe rappelle aussi "qu’il travaille à l’élaboration d’un plan de compétitivité et d'une feuille de route stratégique et financière qui feront l'objet d'un point spécifique le 4 mars, lors de la présentation des résultats annuels".

"Créer des synergies"

Alors que la participation du secteur public dans le capital du groupe s'élève à 87 %, la ministre de l’Énergie Ségolène Royal n’a pas caché que "la situation était difficile" après ces nouveaux chiffres décevants. Pour elle, l’avenir d’Areva passe par des synergies. "Ma préoccupation en tant que ministre chargée de l'Énergie, c'est de constituer une filière forte du nucléaire en créant des synergies et cela, c'est très nouveau, entre EDF, Areva et le Commissariat à l'énergie atomique", a déclaré à la presse Ségolène Royal.

Interrogée également sur la possibilité d'une augmentation de capital pour reconstituer les fonds propres d'Areva, la ministre a dit qu'il était "trop tôt" pour répondre à cette question, mais que "toutes les solutions sont en train d'être regardées".

Avec Reuters

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