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Cinq ans de prison pour Alaa Abdel Fattah, figure de la révolte anti-Moubarak

Les 22 détenus présents dans le box des accusés, dont Alaa Abdel Fattah, ont applaudi l'annonce du verdict, lundi 23 février, tandis que certains de leurs proches ont scandé "à bas le pouvoir militaire".
Les 22 détenus présents dans le box des accusés, dont Alaa Abdel Fattah, ont applaudi l'annonce du verdict, lundi 23 février, tandis que certains de leurs proches ont scandé "à bas le pouvoir militaire". Filippo Monteforte, AFP

L'une des figures de la révolution égyptienne qui a poussé Hosni Moubarak à quitter le pouvoir en 2011 a été condamnée lundi à cinq ans de prison pour des violences lors d'une manifestation non-autorisée.

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Un tribunal égyptien a condamné, lundi 23 février, à cinq ans de prison une figure de la révolte anti-Moubarak de 2011, Alaa Abdel Fattah, pour des violences qui avaient eu lieu lors d'une manifestation non-autorisée en Égypte.

Les 24 co-accusés du jeune militant de gauche ont été condamnés à des peines allant de trois à quinze ans de prison, un verdict qui intervient alors que les autorités sont accusées de réprimer implacablement toute opposition, islamiste mais aussi laïque et de gauche.

Le parquet accusait le groupe d'avoir attaqué des policiers durant la manifestation qui avait eu lieu en novembre dernier. Alaa Abdel Fattah était notamment accusé d'avoir volé le talkie-walkie d'un policier. Il avait été condamné en juin à 15 ans de prison, mais le droit égyptien lui accordait un nouveau procès car le verdict avait été prononcé par contumace.

"À bas le pouvoir militaire"

Les 22 détenus présents dans le box des accusés ont applaudi l'annonce du verdict, tandis que leurs proches s'effondraient en larmes ou scandaient "à bas le pouvoir militaire", selon un journaliste de l'AFP.

Trois personnes ont été condamnées par contumace à 15 ans de prison, tandis que les autres ont été condamnés à trois ans de prison. Tous doivent payer une amende de 100 000 livres égyptiennes (environ 11 570 euros).

Depuis qu'il a destitué l'islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi est accusé d'avoir instauré un régime bien plus autoritaire que celui de Hosni Moubarak, renversé par une révolte populaire en 2011.

Avec AFP

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