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HONGRIE

Viktor Orban perd sa majorité qualifiée au Parlement hongrois

Sans sa "super-majorité", le Premier ministre hongrois Viktor Orban ne pourra plus réformer à sa guise la Constitution du pays.
Sans sa "super-majorité", le Premier ministre hongrois Viktor Orban ne pourra plus réformer à sa guise la Constitution du pays. Attila Kisbenedek, AFP
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Lors d'une élection législative partielle en Hongrie, dimanche, où un candidat indépendant soutenu par l'opposition a battu le candidat du parti conservateur au pouvoir, le Premier ministre Viktor Orban a perdu sa "super-majorité".

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Premier accroc après cinq ans de triomphes électoraux. Le Premier ministre conservateur hongrois Viktor Orban a perdu sa majorité qualifiée des deux tiers au Parlement, après l'échec du candidat de son parti lors de l'élection partielle de Veszprem organisée dimanche 22 février.

Cette "super-majorité" des deux tiers avait notamment permis à Viktor Orban de réformer de façon controversée la Constitution hongroise et lui avait également facilité l'adoption de réformes profondes de la justice, des médias et de l'économie, qui ont été jugées liberticides par l'opposition et largement critiquées à l'étranger.

Le siège de député de cette circonscription de l'ouest de la Hongrie avait été laissé vacant par la nomination de Tibor Navracsics, ancien vice-Premier ministre et ex-ministre des Affaires étrangères, à la Commission européenne.

"Carton jaune" pour le gouvernement

L'élection partielle a été remportée par un candidat indépendant soutenu par l'opposition de gauche, Zoltan Kesz, qui s'est imposé avec 42,7 % des voix contre 33,6 % au candidat du Fidesz, Lajos Nemedi.

>> À voir sur France 24 : "Viktor Orban contesté en Europe et dans son pays"

La défaite du candidat du pouvoir à Veszprem, habituellement un fief conservateur, "est un carton jaune montré au gouvernement", a commenté dimanche soir le nouveau député Zoltan Kesz. Le Premier ministre Orban, lui, s'était efforcé par avance de limiter l'enjeu de l'élection partielle, en affirmant qu'il n'avait pas de projet législatif requérant une "super-majorité".

En perdant sa majorité qualifiée au Parlement qu’il possédait depuis 2010, Viktor Orban, reconduit pour un second mandat en 2014, perd en effet la possibilité d'amender la Constitution sans l'apport de députés extérieurs à sa majorité.

Avec AFP et Reuters

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