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Un ambassadeur américain pour la Somalie, une première depuis 1991

L 'ambassadeur pour la Somalie exercera depuis la représentation américaine de Nairobi.
L 'ambassadeur pour la Somalie exercera depuis la représentation américaine de Nairobi. Archive AFP

Washington a annoncé mardi la nomination d'un ambassadeur en Somalie qui exercera depuis Nairobi. Le pays est déchiré par une guerre civile depuis la chute du régime autoritaire du président Siad Barre en 1991.

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C'est une première depuis 1991. Les États-Unis ont nommé un ambassadeur en Somalie, a annoncé la diplomatie américaine mardi 24 février. Le président Barack Obama a désigné Katherine S. Dhanani, une "nomination historique" qui devra toutefois être confirmée par le Sénat américain.

Pour autant, Washington ne compte par ouvrir dans l'immédiat une ambassade à Mogadiscio. Il est prévu que Mme Dhanani pilote la représentation des États-Unis en Somalie depuis l'ambassade américaine de Nairobi au Kenya, a précisé le ministère américain des Affaires étrangères.

"Nous avons hâte d'accroître notre présence diplomatique en Somalie jusqu'à ouvrir une ambassade à Mogadiscio, si les conditions de sécurité le permettent", selon le département d'État.

La décision de nommer un ambassadeur, qui avait été dévoilée en juin dernier, est un signe de "l'approfondissement de la relation entre les États-Unis et la Somalie" et des "progrès du peuple somalien pour se sortir de décennies de conflit", a relevé Washington, réclamant "un travail encore considérable pour que la Somalie achève sa transition vers une nation en paix, démocratique et prospère".

Un pays en guerre civile depuis 1991

Ce pays d'Afrique de l'Est est privé de réelle autorité centrale depuis la chute du régime autoritaire du président Siad Barre en 1991. Il est depuis en état permanent de guerre civile, livré aux milices de chefs de guerre, aux gangs criminels et aux groupes islamistes. Les Shebab, des islamistes armés liés à Al-Qaïda, restent en outre la principale menace pour la paix en Somalie. Les premières élections multi-partites au suffrage universel depuis plus de 40 ans sont prévues en 2016.

La communauté internationale, États-Unis en tête, tient à bout de bras le pays dirigé par le président Hassan Cheikh Mohamoud qui a toutefois déçu ses partisans. En janvier 2013, à l'occasion de la première reconnaissance américaine d'un gouvernement somalien depuis 1991, il avait été reçu à la Maison Blanche par le président Barack Obama.

Avec AFP

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