Accéder au contenu principal

Soupçonnée de dopage, l'équipe Astana risque un retrait de licence

L'équipe Astana de Vincenzo Nibali pourrait être évincée du World Tour.
L'équipe Astana de Vincenzo Nibali pourrait être évincée du World Tour. Jeff Pachoud, AFP

L'hypothèse d'un retrait de licence de l'équipe Astana, soupçonnée de dopage, prend de plus en plus d'ampleur. Jeudi, l'Union cycliste internationale a officiellement formulé cette demande.

Publicité

L'étau se resserre autour de l'équipe Astana, fortement soupçonnée de dopage, et qui compte dans ses rangs le vainqueur du Tour de France 2014 Vincenzo Nibali. Vendredi 27 février, l'Union cycliste internationale (UCI) a demandé le retrait de la licence de l'équipe kazakhe, dans la foulée de la conclusion d'un audit mené par ses services.

"Après un examen minutieux de ce rapport détaillé, l'UCI est convaincue que son contenu justifie amplement le fait de porter le cas devant la commission des licences et de demander que la licence d'Astana lui soit retirée", a indiqué l'UCI dans un communiqué vendredi, communiqué qui confirmait l'information sortie dans la matinée par le quotidien sportif français "L'Équipe".

La décision de retirer ou non sa licence à cette équipe sera prise par la Commission des licences de l'UCI. Si sa licence lui était retirée, Astana ne pourrait pas prendre part aux grandes épreuves cyclistes, dont le Tour de France.

Début décembre, Astana, dirigée par le champion olympique 2012, le Kazakh Alexandre Vinokourov, avait reçu sa licence World Tour de l'UCI, mais seulement sous conditions. La formation kazakhe devait d'abord se soumettre à un audit de l'Institut des sciences du sport de Lausanne (Suisse), chargé de vérifier la responsabilité de l'encadrement de l'équipe dans les récents cas de dopage qui l'ont concernée, et aussi observer un strict respect du cahier des charges relatif notamment à la préparation et à la charge de travail des coureurs.

L'affaire de Padoue

L'UCI a également motivé sa décision par l'affaire dite de Padoue, cette enquête menée par la justice italienne autour du préparateur Michele Ferrari, suspendu à vie par l'Agence américaine antidopage (Usada) pour avoir aidé Lance Armstrong à se doper. Ces derniers mois, les médias italiens ont évoqué des contacts entre le sulfureux préparateur et des membres de l'équipe Astana, mais pas Nibali.

"Les autorités italiennes ont remis à l'UCI les parties du rapport de l'enquête de Padoue qu'elles étaient autorisées à lui divulguer", a annoncé l'UCI, qui attendait la transmission de ces éléments par la justice italienne pour se saisir de l'affaire.

"Comme certains éléments concernent des membres d'Astana Pro Team, le dossier a été transmis à la commission des licences", a ajouté l'UCI.

"Nous respectons cette décision, en attendant la procédure de la commission des licences indépendante", s'est borné à déclarer un porte-parole d'Astana, en attendant la publication d'un communiqué de presse dans l'après-midi de vendredi. Si sa licence lui était retirée, Astana pourrait saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS), situé également à Lausanne.

Depuis la fin de l'été, Astana a été confrontée à deux cas de dopage à l'EPO touchant les frères Valentin et Maxim Iglinskiy, ainsi qu'à un contrôle positif d'un stagiaire, Ilya Davidenok. Tous trois sont Kazakhs.

Deux autres coureurs de son équipe réserve (Astana continental, 3e division), laquelle a été suspendue dernièrement par la fédération kazakhe, ont également été contrôlés positifs.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.