Accéder au contenu principal
UKRAINE

L’Espagne arrête huit combattants espagnols revenus d’Ukraine

Huits Espagnols sont soupçonnés d'avoir rejoint il y a quelques mois les rangs forces pro-russes en Ukraine.
Huits Espagnols sont soupçonnés d'avoir rejoint il y a quelques mois les rangs forces pro-russes en Ukraine. Bulent Kilic, AFP
3 mn

En Espagne, la police a arrêté vendredi huit Espagnols de retour d'Ukraine, où ils s'étaient engagés aux côtés des séparatistes pro-russes. Ils sont notamment soupçonnés de complicité d'homicides et de "possession d'armes de guerre".

Publicité

Huit Espagnols partis combattre aux côtés des séparatistes pro-russes en Ukraine ont été arrêtés pour complicité d'homicides après leur retour, vendredi 27 février. Une opération sans précédent en Europe, assure la police espagnole.

L'opération "Danko" a été menée presque simultanément à l'aube dans six régions espagnoles, pour arrêter ces hommes qui avaient rejoint il y a quelques mois les rangs forces pro-russes en guerre contre l’armée de Kiev, dans l’est de l’Ukraine.

D'après Kiev, près de 30 000 combattants étrangers sont engagés dans le conflit, dont de très nombreux Russes et des hommes issus des anciennes républiques soviétiques, mais aussi des "mercenaires provenant d'Israël, de Serbie, d'Espagne, d'Italie ou du Brésil". D'autres étrangers, près d'un millier, soutiennent aussi Kiev sur le terrain, selon l'armée ukrainienne.

Selon une source proche de l’enquête, les huit Espagnols s'inspiraient des milliers de combattants étrangers des Brigades internationales qui s'étaient engagées contre les troupes de Franco pendant la guerre civile espagnole (1936-1939). D'extrême gauche, certains s'étaient targués de leur engagement dès le mois d'août 2014 dans des medias ibériques.

Ils exhibaient des armes sur les réseaux sociaux

Pendant leur séjour, ils ont "diffusé à travers les réseaux sociaux des images de leurs entraînements, se montrant en uniformes de type paramilitaire avec des fusils d'assaut et des engins explosifs, faisant état de leur soutien aux sécessionnistes armés", a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Sur une vidéo diffusée sur Internet notamment, "Maki", âgé de 27 ans, l'un des hommes arrêtés vendredi, s'entraîne au maniement d'un fusil AK-47, exhibant un bracelet reproduisant les couleurs du drapeau républicain en Espagne.

Les personnes arrêtées sont soupçonnés de "possession d'armes de guerre", "coopération ou complicité de participation à un homicide", et de "violation de la neutralité" de l'État espagnol à l'égard de ce conflit. Autant de délits pour lesquels ils peuvent être poursuivis, a expliqué une source proche de l'enquête, soulignant que les vidéos serviraient de preuves à charge.

"Ces arrestations m'attristent", a déclaré de son côté Denis Pouchiline, un responsable séparatiste à Donetsk. "Je pense que l'on va demander des explications à l'Espagne sur cet incident, il y a beaucoup de volontaires dans nos rangs, le plus grand nombre venant de Russie, mais il y a aussi des représentants d'Espagne, d'Italie, de France (...). C'est la première fois qu'ils ont des problèmes de ce genre", a-t-il expliqué.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.