SYRIE

Les Kurdes infligent de nouveaux revers aux jihadistes de l’EI en Syrie

Des combattants kurdes dans un quartier de la ville de Tall Hamis, le 26 février.
Des combattants kurdes dans un quartier de la ville de Tall Hamis, le 26 février. Delil Souleiman, AFP

Des combattants kurdes syriens se sont emparés vendredi d'un fief stratégique de l’organisation de l’État islamique (EI) dans la province de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, et de plusieurs localités environnantes.

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Les combattants kurdes ont infligé, vendredi 27 février, une sévère défaite aux jihadistes de l’organisation de l’État islamique (EI) sur le territoire syrien, en s'emparant d'une de leurs places fortes dans la province de Hassaké, dans le nord-est du pays.

L'Union démocratique kurde (PYD), principal parti kurde de Syrie, a affirmé dans un communiqué que sa branche armée, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), est parvenue à libérer Tall Hamis et les localités environnantes à la demande des villageois (arabes) qui voulaient se débarrasser de ces terroristes". Une information confirmée par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Par conséquent, les Kurdes occupent désormais une bande de territoire reliant Tall Hamis à la frontière avec l'Irak, pays où l'EI est bien ancré.

"Notre drapeau flotte sur Tall Hamis. Nous menons actuellement des opérations de nettoyage dans la ville pour en chasser les derniers terroristes et neutraliser les mines", a déclaré à Reuters un porte-parole des miliciens kurdes, Redur Xelil.

Ce succès militaire à Tall Hamis, aux mains de l'EI depuis plus d'un an, intervient après sept jours de combats avec les jihadistes durant lesquels les YPG se sont emparés d'une centaine de villages et hameaux de la région.

Depuis le début des combats dans le secteur, au moins 175 jihadistes ont été tués dans les accrochages et les bombardements de la coalition internationale dirigée par les Américains.

Dans l'autre camp, 30 combattants kurdes et des rebelles ont été tués, dont un Australien, le premier Occidental à mourir en combattant avec les unités kurdes en Syrie.

Selon le Pentagone, la coalition a mené plusieurs raids jeudi dans la province de Hassaké, dont trois près de Tall Hamis.

"Nous offrons aux déplacés tout ce dont ils ont besoin"

Par ailleurs, les jihadistes ont enlevé cette semaine plusieurs dizaines de chrétiens assyriens au sud-ouest de Qamichli, dans une autre partie de la province de Hassaké. Selon l'OSDH, 220 personnes seraient concernées, dont 90 sur la seule journée de mardi. Des chiffres que réfutent deux activistes et une source proche de l'EI, joints par France 24.

Quelque 5 000 chrétiens assyriens ont ensuite fui ce secteur, se réfugiant à Qamichli et Hassaké, deux villes tenues par les forces kurdes et gouvernementales.

Jean Tolo, un responsable assyrien à Qamichli, a affirmé que le rythme des arrivées des déplacés s'était ralenti vendredi, après un grand afflux en début de semaine. "Nous offrons aux déplacés de la nourriture et tout ce dont ils ont besoin. Des médecins travaillent gratuitement pour faire face à tout cas urgent", a-t-il expliqué.

Les Assyriens, une communauté parmi les plus anciennes converties au christianisme, sont environ 30 000 en Syrie, soit 2,5 % des 1,2 million de chrétiens du pays, et ils vivent en majorité dans la province de Hassaké.

Avec AFP et Reuters

 

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