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Cybersurveillance : Assange s'inquiète de l'emprise des États-Unis sur la France

Julian Assange lors d'une conférence de presse à l'ambassade londonienne de l'Équateur en octobre 2014.
Julian Assange lors d'une conférence de presse à l'ambassade londonienne de l'Équateur en octobre 2014. John Stillwell, AFP

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, est revenu, lundi, sur la menace que les systèmes de surveillance américain et britannique faisaient peser sur les citoyens du monde et les démocraties comme celle de la France.

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Julian Assange est inquiet pour la France. Le fondateur de Wikileaks a assuré à Europe 1, lundi 2 mars, que le "niveau d'investissements des États-Unis en France" et vice-versa a affaibli la "capacité d'indépendance" de Paris par rapport à Washington et ses services de renseignement.

Il a aussi souligné que le régime de surveillance à la sauce tricolore était "insignifiant" comparé à celui des États-Unis ou du Royaume-Uni. Paris ne serait donc, à ses yeux, qu'un petit joueur dans la cour de la NSA et du GCHQ (service de renseignement électronique britannique). Pourtant, d'après Julian Assange, la France "a disposé d'un régime de surveillance assez agressif" par le passé.

Système Orwellien

Mais il n'a pas évolué à la même vitesse que ceux mis en place par Washington et Londres. Le cyberespionnage à grande échelle de la NSA ou de son équivalent britannique reste la cible de prédilection de celui qui est retranché depuis deux ans à l'ambassade de l'Équateur à Londres. "Nous voyons l'émergence progressive d'un véritable régime de surveillance de masse parfaitement orwellien, qui est le fait principalement des gouvernements américain et britannique", a assuré Julian Assange.

Pour lui, ce système, qui met "téléphones et disques durs" à portée des oreilles des cyberespions de la NSA, fait peser une grave menace sur la démocratie moderne, sur l'indépendance des autres pays et la vie privée des citoyens du monde entier.

Julian Assange a, aussi, évoqué son cas personnel. Le fondateur de Wikileaks ne se voit pas quitter l'ambassade d'Équateur dans un futur proche et continue à clamer son innocence à l'égard des charges d'agressions sexuelles qui pèsent sur lui en Suède. Il n'est pas question pour lui de se rendre à Stockholm mais assure qu'il accepterait de répondre aux questions de représentants de la justice suédoise qui viendraient à lui.

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