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CRISE UKRAINIENNE

Rencontre Kerry-Lavrov sur fond d'accalmie dans l'est de l'Ukraine

Le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Genève le 2 mars 2015.
Le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Genève le 2 mars 2015. Evan Vucci, Pool, AFP
3 mn

Alors qu'une relative accalmie s'installe dans l'est de l'Ukraine, le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov se rencontrent, lundi, à Genève pour des discussions qui s'annoncent ardues.

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Moins d'une semaine après avoir accusé la Russie de lui avoir "menti droit dans les yeux" à propos des combats en cours dans l'est de l'Ukraine, le secrétaire d’État américain John Kerry a entamé des discussions qui s'annoncent plutôt animées, lundi 2 mars, à Genève, avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

John Kerry doit évoquer les débats en cours entre les États-Unis et l'Union européenne sur les nouvelles sanctions à prendre si la Russie refusait d'appliquer le cessez-le-feu. Comme l'a déclaré, vendredi, Heidi Tagliavini, présidente du Groupe de contact sur l'Ukraine de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) devant le Conseil de sécurité de l'ONU "une nouvelle escalade" est à craindre en Ukraine.

Même si les violations du cessez-le-feu, instauré le 15 février, sont de moins en moins fréquentes dans la région séparatiste, "il est trop tôt pour savoir si nous sommes au bout de nos peines", a estimé, pour sa part, un responsable américain accompagnant John Kerry en Suisse.

C'est Marioupol, port stratégique sur la mer d'Azov et dernière grande ville de la région sous le contrôle de Kiev, qui inquiète particulièrement la communauté internationale. D'autant plus que l’armée ukrainienne signale une concentration de troupes ennemies à proximité et des survols de drones.

Le différend gazier entre Moscou et Kiev

Cet entretien Kerry-Lavrov intervient le même jour qu’une réunion tripartite à Bruxelles sur le conflit énergétique qui oppose la Russie à l'Ukraine depuis l'arrivée au pouvoir de pro-Occidentaux à Kiev il y a un an et qui a déjà entraîné six mois d'interruption des livraisons entre juin et décembre.

Le géant russe Gazprom a commencé la semaine dernière à approvisionner directement en gaz les zones sous contrôle des rebelles au motif que Kiev avait cessé de le faire. Le groupe a en outre menacé de fermer le robinet pour le reste du pays face au refus de la compagnie ukrainienne Naftogaz de continuer à payer d'avance les volumes souhaités.

La Commission européenne s’inquiète elle aussi de cette situation et craint pour l’approvisionnement de l'Union européenne. Près de 15 % des importations totales de gaz de l'UE transitent en effet par l'Ukraine.

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"Des dévastations impitoyables" en Ukraine

Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme Zeid Raad Al Hussein a annoncé lundi que plus de 6 000 personnes ont été tuées en Ukraine depuis le début des violences en avril 2014.

Selon un rapport de l’ONU, il y a eu des "dévastations impitoyables concernant les civils et les infrastructures" au cours de cette période. "Les femmes, les enfants, les vieux et les groupes vulnérables sont particulièrement affectés", a ajouté le haut-commissaire qui a dénoncé des détentions arbitraires, des tortures et des disparitions forcées commises essentiellement par les groupes armés mais aussi dans certains cas par les forces ukrainiennes.

Avec AFP

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