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Ebola : "Pas de victoire totale tant qu'il n'y aura pas zéro cas"

La température d'une étudiante est contrôlée à Monrovia, au Liberia, le 16 février 2015.
La température d'une étudiante est contrôlée à Monrovia, au Liberia, le 16 février 2015. Zoom Dosso, AFP

Les dirigeants du Liberia, de Sierra Leone et de Guinée, les trois pays les plus touchés par Ebola, se sont retrouvés pour une réunion internationale à Bruxelles. Ils demandent plus d'aide financière pour vaincre définitivement l'épidémie.

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Même si, sur le terrain, l’épidémie Ebola est en perte de vitesse, les dirigeants de pays concernés rappellent que le combat est loin d’être terminé contre le virus. Réunis lors d’une conférence de la Commission européenne à Bruxelles, les chefs d’État du Liberia, de Sierra Leone et de Guinée, les trois pays les plus touchés par Ebola, ont appelé la communauté internationale à continuer à les aider financièrement dans leur lutte.

"L’impact d’Ebola sur nos économies a été profond", et cela impose "des plans et stratégies de redressement" pour accompagner à long terme les pays frappés, a ainsi insisté la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf. "Il n’y a aucun doute que cela va requérir des ressources significatives, même un plan Marshall", sur le modèle du plan américain de reconstruction en Europe après la Seconde guerre mondiale, a ajouté la dirigeante.

Son homologue guinéen Alpha Condé a précisé que les trois pays allaient présenter un plan régional en ce sens lors d’une réunion en avril de la Banque mondiale et du FMI. Il a aussi demandé à ce que les pays donateurs déboursent "les aides promises". Sur les 4,9 milliards de dollars engagés jusque là contre Ebola, 2,4 ont déjà été déboursés, selon une source européenne citée par l’AFP, pour qui il s’agit d’une rapidité "rare".

Le Fonds monétaire international (FMI) a déjà décidé d’accorder à la Sierra Leone une extension de crédit et un allègement de dette pour un montant total de plus de 187 millions de dollars.

Ce pays, ainsi que le Liberia et la Guinée, ont besoin de ces moyens financiers pour reconstruire notamment leurs services en matière de santé et d’éducation et pour reprendre leur développement. En raison de l’épidémie Ebola, les systèmes de santé ont en effet été sinistrés, la production agricole a été réduite de moitié, et le secteur minier a aussi été affecté. Au total, le PIB de la région touchée a connu une chute de 12 %.

"L’épidémie n’est pas finie"

Ces dirigeants africains ont également insisté sur le fait qu’il ne fallait pas relâcher les efforts sur le terrain. "Il n’y aura pas de victoire totale tant qu’il n’y aura pas zéro cas", a souligné le président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma.

Depuis le pic de l’épidémie, au cours de l’automne dernier, les nouveaux cas ont été divisés par dix, passant de quelque 900 à une centaine en moyenne par semaine, selon l’ONU. La tendance est toutefois repartie à la hausse dans certaines zones côtières de Guinée et de Sierra Leone, avec une persistance de foyers aléatoires dans des zones reculées de ces régions.

"L’infection du virus Ebola a fortement baissé par rapport au plus fort de la crise, mais Ebola continue à être présent. La grosse préoccupation, c’est qu’il y a maintenant des cas d’infection erratiques, à des endroits où l’infection n’était pas connue et où elle avait disparu", a ainsi résumé sur France 24 Pierre Benazet, correspondant de RFI à Bruxelles.

Selon un dernier bilan, le virus hémorragique Ebola a fait quelque 9 700 morts identifiés pour près de 24 000 cas recensés.

Avec AFP

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