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JUSTICE

Côte d'Ivoire : dix ans de prison requis contre Simone Gbagbo

Simone Gbagbo devant la Cour de justice d'Abidjan, le 26 décembre 2014.
Simone Gbagbo devant la Cour de justice d'Abidjan, le 26 décembre 2014. Sia Kambou, AFP
3 mn

Une peine de dix années de réclusion a été requise contre l'ancienne Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, accusée notamment de "participation à un mouvement insurrectionnel" durant la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d'Ivoire.

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Le parquet général a requis, mardi 3 mars, dix ans de prison contre l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, accusée notamment de "participation à un mouvement insurrectionnel" durant la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d'Ivoire.

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Le ministère public a également accusé l’épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo de "troubles à l'ordre public" et de "constitution de bandes armées". Entourée de ses avocats, la "Dame de fer", comme l’appellent ses concitoyens, s'est montrée impassible à l'énoncé des réquisitions.

"Justice des vainqueurs"

Entendue pour la première fois par la cour d’assises d'Abidjan le 23 février, Simone Gbagbo était la dernière des 83 accusés à comparaître pour leur rôle dans les violences ayant embrasé le pays de décembre 2010 à mai 2011. Violences causées par le refus de son mari Laurent Gbagbo, alors président, de reconnaître la victoire de l'actuel chef de l'État Alassane Ouattara.

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Plus de 3 000 personnes avaient péri en cinq mois d'exactions commises par les deux camps. Depuis la crise, la société civile et l'opposition pro-Gbagbo critiquent une "justice des vainqueurs" et s’insurgent qu’aucun dignitaire pro-Ouattara n'ait, pour l'instant, été inquiété.

Diatribe anti-française

Durant son audition - sa première déclaration publique en quatre ans -, Simone Gbagbo, s’était livrée à une diatribe enflammée contre la France et le régime ivoirien actuel. Souriante à son arrivée au tribunal, elle avait rapidment lancé la polémique en affirmant : "Laurent Gbagbo est le vainqueur de la présidentielle de 2010".

Simone Gbagbo, 65 ans, est également accusée de "crimes contre l'humanité" par la Cour pénale internationale (CPI), comme son époux qui y sera jugé en juillet. Mais Abidjan refuse son transfèrement à La Haye.

Avec AFP

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