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PEINE DE MORT

La France demande à l'Indonésie de ne pas exécuter Serge Atlaoui

Serge Atlaoui à la prison de l'île de Nusakambangan, le 25 mars 2008
Serge Atlaoui à la prison de l'île de Nusakambangan, le 25 mars 2008 Bay Ismoyo, AFP
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La France poursuit ses efforts pour empêcher l'exécution en Indonésie de Serge Atlaoui, condamné à mort pour trafic de drogue. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Romain Nadal assure sur France 24 que le Quai d’Orsay se mobilise.

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L’Indonésie a rejeté jeudi 5 mars la proposition australienne d’un échange de prisonniers entre les deux pays dans l'espoir d'éviter l'exécution imminente de deux trafiquants de drogue australiens que les autorités de Jakarta semblent déterminées à faire fusiller.

Alors que Jakarta se montre toujours aussi ferme dans les affaires de stupéfiants, la France est extrêmement préoccupée par le sort de son ressortissant Serge Atlaoui, lui aussi arrêté pour trafic de drogue, en 2005. Il fait partie de la même liste d’une dizaine de condamnés à mort appelés à être prochainement fusillés, où figurent aussi les deux Australiens.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Romain Nadal assure que le Quai d’Orsay se mobilise pour empêcher cette exécution. "Nous ne relâcherons pas notre pression sur les autorités indonésiennes pour que notre compatriote ne soit pas exécuté", a-t-il ainsi insisté sur l’antenne de France 24.

INDONÉSIE - Un Français condamné à mort : "Absolument essentiel que l’exécution n’ait pas lieu"

"Nous agissons au plus haut niveau, le président de la République, François Hollande et le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius ont effectué un certain nombres de démarches auprès des autorités indonésiennes", a-t-il également précisé. "Nous leur avons expliqué que la France était opposée à la peine de mort par principe et avait engagé une campagne internationale pour l’abolition universelle depuis 2012".

Une demande en révision

Interpellé en 2005 dans un atelier clandestin de production d'ecstasy, Serge Atlaoui a été condamné à mort en 2007. Ses proches affirment que cet artisan soudeur de profession avait accepté d'installer des machines dans cet atelier en ignorant leur usage. Le Français a déposé une demande en révision de son procès. "Il a exercé un recours qui est en cours de procédure et qui pourrait être examiné la semaine prochaine par la justice indonésienne. Nous considérons que ce recours doit être examiné dans des conditions équitables et de respect de ses droits. C’est ce que le ministre Laurent Fabius a indiqué à l’ambassadeur d’Indonésie en France quand il l’a convoqué au ministère des Affaires étrangères le 17 février dernier", a détaillé le porte-parole du quai d’Orsay.

Même si les deux condamnés australiens ont été récemment transférés dans une prison de Java, laissant penser que leur exécution est imminente, Paris veut garder espoir : "Ils n’ont pas été mis en isolement, ce qui est en principe la procédure qui est prévue 72 heures avant l’exécution. Nous considérons avec les autres nations  concernés que le compte à rebours n’a pas encore commencé".

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