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FRANCE

Claude Guéant placé en garde à vue

C'est la troisième fois que l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy est placé en garde à vue.
C'est la troisième fois que l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy est placé en garde à vue. Fred Dufour / AFP
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Claude Guéant a été placé en garde à vue vendredi dans l'enquête sur les accusations de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Les soupçons portent sur les revenus de la vente de deux tableaux.

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L'ancien ministre de l'Intérieur est à nouveau inquiété par la justice. Claude Guéant a été placé en garde à vue vendredi 6 mars dans l'enquête sur les accusations de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, ont indiqué à l'AFP des sources concordantes, confirmant une information de lexpress.fr. Sa garde à vue a été prolongée dans la soirée de vendredi.

Dans cette affaire, des juges d'instruction du pôle financier de Paris s'interrogent notamment sur la découverte, lors d'une perquisition en février 2013, d'un virement de 500 000 euros sur le compte de l'ancien ministre de l'Intérieur.

Claude Guéant avait justifié ce virement par la vente à un avocat malaisien de deux tableaux d'un peintre flamand du XVIIe, Andries van Eertvelt. Mais des experts ont contesté la valorisation de ces œuvres.

L'ancien ministre, auparavant secrétaire général de l'Élysée, fut pendant 10 ans le bras droit de Nicolas Sarkozy. Il a été placé en garde à vue tôt vendredi, ont indiqué des sources judiciaire et proche du dossier. Une mesure dont il n'a pas été précisé si elle était liée à cette supposée cession de tableaux.

Les accusations d'un financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy avaient vu le jour entre les deux tours de la campagne présidentielle de 2012, lorsque Mediapart avait publié un document évoquant un accord de la Libye de Mouammar Kadhafi pour financer Nicolas Sarkozy, dont ce dernier assure qu'il s'agit d'un faux.

Une information judiciaire avait été ouverte en avril 2013, notamment pour "corruption active et passive" et "trafic d'influence" sur ces accusations, et confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman.

C'est la troisième fois que Claude Guéant, qui fut jadis le patron de toutes les polices de France, est placé en garde à vue.

Il l'avait été une première fois en fin 2013 dans l'affaire des primes en liquide alors qu'il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy, quand ce dernier était ministre de l'Intérieur. Dans ce dossier, le parquet national financier (PNF) doit prochainement se prononcer sur un éventuel renvoi en correctionnelle, sur l'ouverture d'une information judiciaire ou sur le classement de l'affaire.

Claude Guéant avait également été placé en garde à vue en mai 2014 dans l'affaire de l'arbitrage Tapie/Crédit Lyonnais. Il n'avait pas été présenté aux magistrats instructeurs.

Avec AFP
 

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