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Le Vanuatu décrète l'état d'urgence, les secours tentent de s'organiser

Selon les ONG présentes sur place, l'archipel est dévasté et les besoins humanitaires sont "énormes".
Selon les ONG présentes sur place, l'archipel est dévasté et les besoins humanitaires sont "énormes". Australian Red Cross, AFP

L'état d'urgence a été décrété, dimanche, au Vanuatu, dans le Pacifique Sud, dévasté par le passage du cyclone Pam. Des villages entiers de l'archipel ont été rasés et 90 % de la capitale ont été endommagés.

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C'est l'un des pires désastres météorologiques jamais survenu dans la région. Au lendemain du passage du cyclone Pam, le Vanuatu tente à présent d'évaluer l'ampleur des dégâts et d'organiser les secours. L'état d'urgence a été décrété, dimanche 15 mars, dans cet archipel du Pacifique Sud, où des villages entiers ont été rasés. Maisons pulvérisées, arbres arrachés, routes coupées... Les agences humanitaires, qui attendent de pouvoir dépêcher de l'aide sur l'archipel, décrivent un impressionnant spectacle de dévastation générale.

Le Bureau national des catastrophes a confirmé que six habitants avaient été tués par le cyclone, tous à Port Vila, la capitale. Il s'attend à ce que le bilan s'alourdisse. De son côté, l'ONU a fait état de la mort non confirmée de 44 personnes dans une seule des six provinces du Vanuatu, l'un des pays les plus pauvres du monde.

Mais en raison de la rupture quasi générale des communications dans l'archipel, qui restait largement coupé du monde, il était impossible d'évaluer précisément le bilan humain de la catastrophe, 48 heures après le passage de Pam, un cyclone de catégorie 5 (la plus élevée) dont les rafales dépassaient les 300 km/h.

"Les secours sont en train de s'organiser."

"L'ampleur des besoins humanitaires sera énorme"

D'après l'ONG Oxfam, jusqu'à 90 % des habitations de Port Vila ont été endommagées. L'étendue exacte des dégâts ne pourra être connue tant que des informations sur la situation des îles les plus éloignées de l'archipel ne seront pas disponibles.

"Cela sera vraisemblablement l'une des pires catastrophes jamais vues dans le Pacifique, l'ampleur des besoins humanitaires sera énorme", a souligné le directeur d'Oxfam pour le Vanuatu, Colin Collet van Rooyen. "Des communautés entières ont été emportées", a-t-il précisé.

Le directeur pour le Vanuatu de l'ONG Save the Children, Tom Skirrow, a décrit le spectacle "d'une dévastation totale". "Les maisons sont détruites, les arbres sont tombés, les routes sont bloquées et les gens errent dans les rues, cherchant de l'aide", a-t-il raconté.

Les habitants du Vanuatu ont vécu pendant le passage du cyclone "quinze ou trente minutes de terreur absolue", a raconté Alice Clements, une responsable du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) présente à Port Vila. "Les gens n'ont pas d'eau, pas d'électricité, la situation est désespérée actuellement", a décrit Alice Clements. "Les gens ramassent les fruits qui sont tombés à terre, puis ils passeront aux racines et après ça, ils n'auront plus rien."

Appel à l'aide internationale

Baldwin Lonsdale, président de l'achipel de 270 000 habitants, a lancé samedi un appel pressant à une aide internationale d'urgence devant la conférence de l'ONU sur la réduction des risques de catastrophes naturelles, qui se tenait au Japon et à laquelle il participait.

"J'en appelle, au nom du gouvernement et du peuple du Vanuatu, à la communauté mondiale pour nous tendre la main en réponse à ces calamités qui nous ont frappés", a déclaré Baldwin Lonsdale.

Le Royaume-Uni a promis deux millions de livres (2,8 millions d'euros), l'Union européenne un million d'euros, la Nouvelle-Zélande 730 000 dollars. L'Australie a annoncé une aide de 5 millions d'AUD (3,6 millions d'euros) et le déploiement d'équipes pour participer aux opérations de secours.

La conseillère pour la sécurité nationale du président Barack Obama a assuré sur Twitter : "Nous serons là pour eux". Et le président François Hollande a affirmé que les autorités françaises "répondront aux demandes d'assistance du Vanuatu".

Une équipe de l'ONU est attendue sur place. Les agences humanitaires espèrent pouvoir commencer à livrer de l'aide d'urgence par avion, lorsque l'aéroport de Port Vila aura été rouvert.

Avec AFP

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